01 juillet 2009
Juin 2009 en Irak

Plus de 130 000 soldats us restent en Irak
Le mois de juin 2009 a été marqué par le retrait des villes des forces américaines. Ce retrait est en passe d'être effectif puisque depuis des mois le gros des troupes occupantes avaient quitté les grandes cités irakiennes. Ce sont les forces armées du "gouvernement" de Maliki qui prennent le relais, mais toujours sous la surveillance des Américains.
Plus de 130 000 soldats américains (et plus encore de mercenaires) restent dans le pays, au moins jusqu'en 2011. Les intérêts américains sont plus que préservés puisque l'ambassade us en Irak est la plus grande du monde avec plus de 3 000 employés.
Des compagnies occidentales ont aussi remportées des appels d'offre dans le domaine du pétrole, enjeu de l'invasion...
Plusieurs attentats sanglants ont été perpétrés en Irak au mois de juin, la situation reste tendue dans de nombreuses régions.
Au mois de juin 15 soldats américains ont été tués, ce qui porte les pertes us à 4321 soldats tués depuis 2003.
04 juin 2009
Nouvel appel en faveur de Tarek Aziz

L'état de santé de Tarek Aziz reste sérieux
Le président irakien Jamal Talabani a parlé ces derniers jours de la démocratie qui a été instaurée dans son pays grâce à l’invasion américaine de 2003. Certains observateurs, qui ne connaissent pas l’Irak et ne savent guère ce qu’est la démocratie, confirment ses propos. Pour eux, la diminution des attentats sanglants et du nombre de morts prouvent que l’occupation qui dure depuis 6 ans valait la peine. Les morts sont dans l’incapacité de réagir mais leurs descendants le peuvent et ils le font. 20% des habitants de l’Irak sont devenus des réfugiés dans leur propre pays ou vivent dans des conditions lamentables en Syrie, en Jordanie et dans des pays plus éloignés où ils sont juste tolérés. En fait partie la famille de l’ancien vice-premier ministre Tarek Aziz. Elle vit dispersée en Jordanie et au Yémen et craint pour le sort de leur chef qui est gravement malade depuis assez longtemps. Avec d’autres prisonniers politiques comme l’ancien ministre du pétrole Amer Rachid et l’ex-ministre du commerce Mohamed Medhi Saleh, il est détenu au Camp Cropper américain dans la banlieue de Bagdad. Ces hommes ont déjà passé de nombreuses années là-bas, souvent sans avoir jamais été inculpés, sans possibilité de se défendre efficacement, sans assistance au sens des Conventions de Genève, sans soins médicaux efficaces. On se moque ici des obligations juridiques internationales. La lettre de Ziad Aziz, fils aîné de Tarek Aziz, à un ami vivant à l’étranger montre quel est le sort des prisonniers politiques et ce qu’il en est de leurs droits démocratiques fondamentaux.
Hans von Sponeck
Ancien coordinateur humanitaire des Nations unies pour l’Irak (1998–2000)
Lettre de Ziad Aziz à un ami vivant à l’étranger
Cher….. …,
En ce qui concerne votre réponse à notre lettre, j’ai le triste devoir de vous apprendre que vous êtes mal informé de cette affaire. Mon père, Tarek Aziz, est depuis 6 ans en détention provisoire au Camp Cropper américain et souffre de plusieurs maladies potentiellement mortelles qui nécessitent des soins médicaux de pointe et rapides. Le Camp Cropper est, comme vous le savez sans doute, avant tout un centre où des personnes de haut rang se trouvent en détention provisoire. Il est absolument faux de prétendre qu’un tel établissement, c’est-à-dire une prison, puisse assurer de quelque manière que ce soit des «soins médicaux appropriés», adaptés à toutes sortes de situations ou de maladies.
Ainsi, il y a deux ans, mon père a fait une chute lorsqu’il prenait sa douche et comme on craignait qu’il ait été victime d’une attaque, on l’a transporté sur la base aérienne de Balad (à 200 kilomètres au nord de Bagdad) pour le soumettre à une tomodensitométrie.
Je suis certain – c’est évident pour un profane – que lorsque quelqu’un a fait une attaque, il ne peut pas attendre d’être transporté dans un hôpital situé à 200 kilomètres. Mon père, qui a 72 ans, risque de faire une attaque et souffre de plusieurs autres maladies.
L’assistance médicale à laquelle vous faites allusion consiste en un médecin qui va voir les prisonniers de temps en temps, les ausculte (tension, taux de sucre sanguin) et leur administre des médicaments. Or mon père a beaucoup maigri pendant sa captivité, ce qui signifie que les doses de médicaments devraient être régulièrement adaptées à son poids, mais cela ne s’est jamais produit. En ce qui concerne son droit à recevoir des visites d’un avocat et de sa famille, l’Armée américaine exige que les avocats, notamment celui de mon père, quittent la Zone verte dans laquelle ils habitaient. Cela empêche pratiquement l’avocat d’aller voir mon père et même de participer aux audiences du tribunal car il craint pour sa vie. Comme vous le savez sans doute, la vie des avocats qui défendent des hauts fonctionnaires comme mon père est constamment menacée et beaucoup d’entre eux ont été assassinés, certains même dans leur bureau placé sous la protection des autorités américaines. Je vous prie d’imaginer leur situation, maintenant qu’ils ne sont plus sous la protection des Américains et qu’ils ont dû quitter la Zone verte. Quant au procès, je vous invite à voir les audiences telles que les montre la télévision irakienne. Je vous invite à constater cette parodie de justice où des juges indépendants montrent sans ambiguïté ou avouent leur hostilité à l’égard des accusés. Dans tout pays civilisé et vraiment démocratique, dans tout tribunal qui respecte le droit, on dessaisirait immédiatement ces juges de leur dossier et on les déférerait à un comité d’éthique.
A cela s’ajoutent de fréquents sévices corporels et des insultes et le fait que l’on dénie aux accusés le droit de se défendre contre les accusations portées contre eux et de mettre en cause les preuves invoquées.
Veuillez m’excuser pour la longueur de cette réponse, mais la situation est extrêmement grave et l’état de santé de mon père empire de jour en jour.
Source : AFI n° 93, juin 2009, Gilles Munier
Tortures : les « aveux » d’Al-Libbi et la guerre du Golfe de 2003

photos de Ali Abdul Hamid al-Fakheri
Ali Abdul Hamid al-Fakheri, 46 ans, a été retrouvé mort dans sa cellule en Libye. Plus connu sous le nom de guerre djihadiste de Ibn al-Cheikh al-Libbi, il avait dirigé un camp d’entraînement d’al-Qaïda en Afghanistan, et été arrêté par les Pakistanais en décembre 2001. La CIA qui l’avait acheté à ses geôliers, en même temps qu’une dizaine de détenus de « haute valeur », l’avait incarcéré dans un centre de torture en Egypte. Là, enfermé - selon Newsweek - dans une boite de 20 pouces de haut (50,8 cm) et après plusieurs séances d’interrogatoires « poussés », ses tortionnaires étasuniens lui avaient fait avouer ce qu’ils voulaient entendre, à savoir que Saddam Hussein soutenait al-Qaïda.
En octobre 2002, George Bush avait pu déclarer avoir appris que l’Irak entraînait « des membres d’Al Qaïda à la fabrication de bombes, poisons et gaz mortels » afin d’obtenir du Congrès, trois jours plus tard, l’autorisation d’entrer en guerre contre l’Irak, pour « sauver la civilisation ». Colin Powell était revenu à la charge, le 3 février 2003, devant le Conseil de sécurité, affirmant que l’Irak avait livré des armes biologiques et chimiques à Ben Laden. Quand Al-Libbi est revenu plus tard sur ses aveux, ses déclarations n’intéressaient plus personne. La CIA l’avait alors vite remis, dans un état de santé lamentable, aux autorités libyennes qui l’avaient condamné à la prison à vie.
La demande faîte aux Libyens, par l’organisation Human Rights Watch, d’ouvrir une enquête « complète et transparente » sur le décès d'al-Libbi, agit comme un contre-feu. Elle fait passer au second plan les révélations gênantes sur les origines de la guerre d’Irak de 2003. On comprend qu’il est difficile de dire aux parents de soldats tués en Irak que leurs enfants sont morts suite à un mensonge fabriqué, sous la torture, pour les besoins de George Bush et de ses partisans néo conservateurs et pro israéliens.
La disparition Ibn al-Cheikh al-Libbi arrange beaucoup de monde à Washington. Il est peut-être mort des suites de sévices subis en Egypte – ou éliminé pour faire disparaître un témoin - mais ce qui est certain, c’est qu’il ne s’est pas suicidé. Cette pratique est formellement interdite par l’islam.
Source : Gilles Munier, AFI n° 93, Juin 2009
Une lettre de Saddam Hussein
Source : AFI n° 93, juin 2009, Gilles Munier
Le New York Daily News a publié, le 5 mai, la traduction en anglais, déclassifiée par les autorités américaines, d’une lettre du président Saddam Hussein, remise fin 2003 à ses geôliers – dix jours après son arrestation - sur ses conditions de détention et les tortures qu’il avait subi.



S. Hussein s'est défendu jusqu'au bout
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Au nom de Dieu le Compatissant et le plus Miséricordieux
De Saddam Hussein, Président de la République d’Irak à qui de droit :
Je suis dans cet endroit depuis le jour de ma capture, le 13 décembre 2003 jusqu’à aujourd’hui, 26 décembre 2003. S’ajoutant aux coups reçus lors de ma capture, le gang qui me détenait n’a épargné aucune partie de mon corps qui porte encore les traces douloureuses de leurs agissements. Je voudrais informer les autorités concernées qu’il ne m’est laissé aucune possibilité de dormir même si je reste allongé sur mon lit la plupart du temps. La réalité de ma situation est que, en trois jours, je n’ai pu dormir que quatre ou cinq heures parce que là où je suis ressemble à n’importe quel autre lieu de détention. Il semble qu’il ait été transformé en centre de torture pour les prisonniers, de nuit en général, mais aussi de jour. La plupart du temps, les bruits inquiétants de ceux qui sont interrogés ou torturés, s’entendent. Je ne crois pas que quiconque ayant un cœur sensible et un sentiment d’humanité puisse dormir au milieu des hurlements des tortionnaires et des torturés, des coups sur les portes et des grincements des chaises.
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Examinez ces questions et d’autres si elles vous intéressent. Sinon, Dieu regardera du Ciel et verra comme il voit toute personne qui se tient devant lui pour jugement… Dieu est grand… Dieu est grand.
Saddam Hussein
(signature)
Traduction : AFI-Flash - Source : http://www.uruknet.de/?s1=1&p=53983&s2=07
Elections au Kurdistan autonome
Source : Gilles Munier (AFI n° 93, juin 2009)
Elections régionales au Kurdistan irakien
LES KURDES ENTRE RESSENTIMENT ET COLERE

L'influence locale des factions kurdes (avant 2003)
Le Kurdistan irakien, présenté dans certains médias comme une base avancée de la démocratie au Proche-Orient, retient son souffle. Massoud Barzani, président de la région autonome, a annoncé, après plusieurs reports justifiés par de soi disant problèmes budgétaires, que les élections au parlement régional se tiendront le 25 juillet prochain : 2,5 millions d’électeurs seront appelés aux urnes, et plus de 40 listes seront en lice pour 111 sièges. Voilà pour la façade.
Pour le reste, le plus important pour la population de la région, la situation est préoccupante, sinon catastrophique, que ce soit au plan économique qu’en matière de droits de l’homme. Les membres des tribus Barzani et Talabani trustent les postes décisionnels et dilapident les richesses régionales. Certes, les grandes villes ont des aéroports neufs, des hôtels cinq étoiles, mais l’électricité manque, les services médicaux sont déficients et l’enseignement laissé à l’abandon, ou presque. La corruption bat son plein et des groupes maffieux liés au pouvoir gèrent la contrebande, le trafic de drogue en provenance d’Afghanistan, et l’exportation clandestine de pétrole. L’immigration vers l’Union européenne semble le seul espoir de lendemains meilleurs pour toute une partie de la jeunesse. Moushiwan Mustapha, ancien n°2 de l’UPK (Union Populaire du Kurdistan) dont il a été le fondateur avec Jalal Talabani, compare le système mis en place après 2003 à celui de la Roumanie sous Ceausescu !
Abus de pouvoir, corruption et prisons secrètes
Les médias, à quelques exceptions près, sont aux ordres des deux grands partis. Les journalistes indépendants ne peuvent pas adhérer au syndicat officiel, et la moindre critique provoque en retour intimidations, arrestations et amendes. A Kirkouk, menacée d’annexion, la journaliste Soran Mama Hama, a été assassinée pour avoir critiqué les services sécuritaires kurdes. D’autres, à Erbil et Soulimaniya, ont échappé à des attentats pour avoir dénoncé les abus de pouvoir et la corruption. Pour la publication d’informations dites « confidentielles », Adib Aref, rédacteur en chef du quotidien kurde Hawlati, a été qualifié en 2008 de « traître au service de l’étranger » par le secrétariat de Barzani. Jalal Talabani, en tant que président de la République, s’en est pris aussi à lui, en lui intentant un procès pour avoir publié, en kurde, un rapport du chercheur américain Michael Rubin, qui lui déplaisait. L’ex-chef de guerre, que le légendaire Mustapha Barzani comparait à un scorpion, n’a évidemment rien du « George Washington irakien » vanté par le département d’Etat étasunien.
La sécurité – toute relative – ne prévaut au Kurdistan qu’au prix d’arrestations et d’incarcérations dans les prisons secrètes du ministère de l’Intérieur de la région autonome et des services secrets du PDK (Parti démocratique du Kurdistan, de Massoud Barzani) ou de l’UPK. Masrour Barzani, fils du président de la région, chef du Parastin, le SR du PDK, se croit tout permis. En février 2006, à Vienne, il aurait fait tabasser par ses gardes du corps à Vienne Kamal Saïd Qadir – citoyen autrichien - connu pour ses articles attaquant la nomenklatura d’Erbil. Arrêté lors d’un séjour au Kurdistan en 2005, cet intellectuel avait été condamné à … 30 ans de prison, puis libéré quelques mois plus tard grâce aux pressions exercées par l’Autriche sur le président kurde.
Test de popularité grandeur nature
La liste Kurdistan, du duo Barzani-Talabani, emportera-t-elle les élections ? L’UPK, en perte de vitesse, tire le PDK vers le bas. Bien qu’elle peut compter sur les voix de tribus qui leur ont fait allégeance, de nouvelles forces apparaissent, issues de la mouvance islamique ou inspirées par le PKK, l’organisation séparatiste kurde de Turquie. Kamal Saïd Qadir s’est déclaré candidat. Moushiwan Mustapha, qui dirige le groupe de presse Wisha Media Corporation, se présente en alternative sérieuse. Considéré comme « l’enfant terrible » du nationalisme kurde irakien, il concourra, avec Jawhar Namiq, membre de la direction du PDK qui l’a rejoint, sous l’étiquette du « Changement ». Sa liste peut compter sur le soutien du quotidien Rozhnama et de KNN-TV qui lui appartiennent. Mais, cette dernière n’émet que 7 heures par jour, peu à côté des chaînes radio et télévisées de l’alliance Barzani –Talabani avec leurs dix satellites émettant 24 heures sur 24. Mais, indication qui ne trompe pas, la défiance des Kurdes pour leurs dirigeants, un sondage effectué par Hawlati le 12 mai, place la liste du Changement en tête avec 59,3% des voix, suivie par celle des Quatre Partis qui regroupe des mouvements islamique et de gauche (19%). La liste Kurdistan ne dépasserait pas les 20%.
Qotab Talabani, le très contesté « ambassadeur » kurde aux Etats-Unis, a beau exhorter la diaspora kurde à dépasser ses ressentiments, la décision du Gouvernement Régional Kurde (KRG) de ne pas appeler à voter les électeurs résidant à l’étranger, jugés trop frondeurs, est du plus mauvais effet. Depuis plusieurs décennies, les Barzani et Talabani ont fait miroiter aux yeux des Kurdes les bienfaits de la démocratie et de l’indépendance. Pour ce qui est des libertés, depuis l’agression américaine de 2003, la population ne se fait plus d’illusions. Depuis qu’en mars dernier, Jalal Talabani a jugé « impossible » l'accession du Kurdistan irakien à l'indépendance, et réduit les vieilles revendications séparatistes kurdes à un « rêve poétique », le désenchantement transcende tout l’éventail politique. Quel que soit le résultat des élections en juillet, la stabilité dans cette région d’Irak est des plus incertaines.
29 mai 2009
Sadr condamne les meurtres d'homosexuels
Source : BAGDAD (AFP)

miliciens de l'Armée du Madhi
Le mouvement du leader chiite Moqtada Sadr a condamné fermement vendredi l'homosexualité, tout en rejetant l'usage de la violence après une série de meurtres contre des homosexuels irakiens à Sadr City, son fief politique.
"Le seul moyen de stopper ce phénomène est le prêche et l'enseignement, il n'y a pas d'autre moyen d'y mettre fin. Moqtada Sadr rejette l'usage de la violence", a déclaré Wadea al-Atabi, le porte-parole du mouvement sadriste à Sadr City.
Des éléments de l'Armée du Mahdi (la milice de Moqtada Sadr) avaient été accusés par la police et par des habitants d'avoir assassiné des homosexuels, cela depuis des mois voir des années.
Depuis trois semaines, le mouvement Sadr a organisé plusieurs réunions publiques dans l'est de la capitale irakienne pour expliquer sa position.
"Le but de ces réunions est de lutter contre cette perversion et d'appeler les habitants à rejeter ce phénomène", a ajouté M. Atabi. Le 17 avril, les "Brigades de la vertu", un groupe armé inconnu avait lancé des menaces de mort à l'encontre des homosexuels sur des affiches placardées à Sadr City. "Nous allons vous punir, dépravés", disent les affiches signées par "les brigades de la vertu", citant des noms de présumés homosexuels.
Auparavant, les corps criblés de balles de trois jeunes hommes avaient été retrouvés dans un terrain vague à la limite de Sadr City. Sur deux des corps, une feuille de papier était posée avec le mot "pervers". Deux autres jeunes, présentés comme des homosexuels, avaient eu les jambes et les bras brisés.
Depuis l'offensive de l'armée irakienne, soutenue par des troupes américaines en avril et mai 2008 sur Sadr City, l'Armée du Mahdi a perdu de son influence dans le quartier, cela a peut-être laissé un espace à des groupes encore plus radicaux.
Certains homosexuels ont depuis pris l'habitude de se rencontrer dans les cafés et les salles de jeu du quartier.
Après la série d'assassinats d'homosexuels, l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International avait écrit une lettre au Premier ministre Nouri al-Maliki pour demander aux autorités irakiennes de protéger les homosexuels.
L'homosexualité est interdite par l'islam, non tolérée dans les sociétés arabo-musulmanes alors que les pratiques homosexuelles sont courantes vu la promiscuité et la non mixité au quotidien. L'Irak n'a pas interdit l'homosexualité mais les autorités religieuses la condamnent fermement.
Tous les partis politiques irakiens rejettent l'homosexualité.
16 mai 2009
Mentalité des soldats us de base...
Source : Le Monde ( http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/05/15/les-soldats-americains-frustres-par-les-tactiques-de-la-contre-insurrection_1193461_3216.html )

racisme anti-Obama présent dans l'armée us
Le journaliste du Monde, R. Ourdan, a rencontré des soldats américains en Afghanistan. Ils étaient basés en Irak et livrent leur scepticisme devant la nouvelle stratégie d'Obama (s'allier à lal population contre les extrémistes).
Si des officiers font preuve de lucidité et d'intelligence, les soldats de base restent, eux, très "terre-à-terre".
Extraits : Ces soldats sont avant tout des guerriers, qui regrettent que les talibans les affrontent rarement en combat direct. "En Irak, c'était la vraie guerre. A Fallouja, on les a écrasés. Ici, on voit rarement un taliban. Il faut patrouiller dans ces putains de villages, sourire à ces putains d'Afghans, tenter de se faire aimer, alors qu'ils rêvent de nous planter un couteau dans le dos", pense un soldat. "Cette guerre, on ne la gagnera jamais comme ça. Nous, on est là pour combattre les ennemis des Etats-Unis. Puisqu'on nous dit maintenant que les talibans et Al-Qaida sont au Pakistan, alors allons les affronter au Pakistan", renchérit son camarade. "Ouais, et avant de partir, peut-être qu'on devrait transformer l'Afghanistan en parking. Lâcher des bombes de quelques tonnes ! Ça les calmera", suggère un troisième homme. Autour du blindé positionné au sommet d'une colline, les soldats rigolent.
ou encore : ""Ne mentionne jamais le nom d'Obama devant moi ou je sors mon flingue !", dit un soldat. Un sergent exhibe une gourde "Obama 08" sur laquelle le président apparaît dessiné en singe."
03 mai 2009
Hausse des violences en avril 2009
Avril 2009 est le mois le plus meurtrier pour les civils en Irak depuis début de l'année. Ce sont les autorités irakiennes qui l'ont reconnu.

visite "surprise" d'Obama en Irak en avril
un mois qui reste le plus violent depuis le début de l'année 2009
Le nombre des victimes civiles a augmenté considérablement en avril en Irak par rapport à des mois précédents : au moins 355 Irakiens ont été tués en avril (contre 252 en mars). Plusieurs attentats ont visé les mosquées chiites, ces seules violences ont fait des dizaines de morts (environ 70).
Du côté des forces d'occupation toujours présentes 18 soldats américains ont été tués en avril (soit environ 0,6 soldat tués par jour), portant le nombre des militaires américains tués dans le pays à près de 4 281 depuis le début de l'invasion américaine en 2003, selon un décompte établi par des médias indépendants.
Là aussi avril constitue le mois le plus meurtrier pour l'armée américaine depuis début de l'année 2009.
L'Iran a aussi bombardé des sites kurdes en territoire irakien, des bases de séparatistes.
16 avril 2009
Libérations et violences
la plupart des prisonniers détenus par les Américains furent arrêtés sans ménagement et sans preuves
Dans le cadre de la prétendue "réconciliation nationale" et surtout pour vider leurs prisons pleines de gens arrêtés souvent au hasard les Américains relâchent des prisonniers. Parfois des irakiens gouvernementaux arrêtent aussitôt les ex détenus...
Depuis le début du mois, l'Irak a connu une série d'attentats qui ont causé la mort de 70 personnes et blessé près de 300 autres. La situation n'est donc pas vraiment stabilisé, en tout cas, pas plus que dernièrement.
Depuis le début de l'année, l'armée américaine a déjà relâché 20 % des 15 000 Irakiens incarcérés dans ses geôles parfois secrètes.
En début de semaine, la localité sunnite de Tarmiya, ancienne place forte d'Al-Qaïda au nord de la capitale, devait accueillir 50 détenus mais elle n'en a reçu que 32 en raison de ces mandats d'arrêt de dernière minute. En vertu de l'accord de sécurité signé en novembre par Washington et Bagdad, les Américains doivent remettre aux Irakiens les prisonniers représentant un danger et libérer les autres. Mais le processus est complexe car une commission mixte détermine si le détenu mérite ou pas de retrouver sa liberté.
Sur sa chaise, Abdelrahmane Khalil attend anxieusement de voir son fils de 28 ans, arrêté il y a deux ans. Mais quelques minutes plus tard, il sort de la pièce en s'efforçant de ne pas pleurer. "Il n'est pas là. La prochaine fois peut-être. Si Dieu le veut", dit-il en serrant ses mâchoires.
Rappelons que la plupart de ces prisonniers ont été (ou sont encore) détenus sans preuves et sans incumpation. Ils risquent aussi d'être liquidés par les "autorités" irakiennes...
13 avril 2009
Les espions de l’or noir, par Gilles Munier
PRESENTATION DU LIVRE
Le pétrole, " maître du monde " ? Oui, mais comment en est-on arrivé là ? Des rivalités pour contrôler la route des Indes à l’émergence des Etats-Unis comme puissance mondiale, les pays anglo-saxons ont su étendre leur influence en Asie centrale, dans le Caucase et au Proche-Orient, avec, au final, leur mainmise sur les principales ressources pétrolières mondiales. Gilles Munier remonte aux origines du Grand jeu et de la fièvre du pétrole pour raconter la saga des espions de l’or noir et la malédiction qui s’est abattue sur les peuples détenteurs de ces richesses. Il brosse les portraits des agents secrets de Napoléon 1er et de l’Intelligence Service, du Kaiser Guillaume II et d’Adolphe Hitler, des irréguliers du groupe Stern et du Shay – ancêtres du Mossad – ou de la CIA, dont les activités ont précédé ou accompagné les grands bains de sang du 19ème et du début du 20ème siècle. Parmi d’autres, on croise les incontournables T.E Lawrence dit d’Arabie, Gertrude Bell, St John Philby et Kermit Roosevelt, mais aussi des personnages moins connus comme Sidney Reilly, William Shakespear, Wilhelm Wassmuss, Marguerite d’Andurain, John Eppler, Conrad Kilian. Puis, descendant dans le temps, Lady Stanhope, le Chevalier de Lascaris, William Palgrave, Arthur Conolly et David Urquhart. " On dit que l’argent n’a pas d’odeur, le pétrole est là pour le démentir " a écrit Pierre Mac Orlan. " Au Proche-Orient et dans le Caucase ", ajoute Gilles Munier, " il a une odeur de sang ". Lui qui a observé, sur le terrain, plusieurs conflits au Proche-Orient, montre que ces drames n’ont pas grand chose à voir avec l’instauration de la démocratie et le respect des droits de l’homme. Ils sont, comme la guerre d’Afghanistan et celles qui se profilent en Iran ou au Darfour, l’épilogue d’opérations clandestines organisées pour contrôler les puits et les routes du pétrole. CRITIQUE DU LLIVRE par QUE FAIRE : http://quefaire.e-monsite.com/rubrique,les-espions-de-l-or-noir,296583.html
