23 septembre 2007
Entrevue avec C. Sheehan, militant anti guerre américaine
Entrevue avec C. Sheehan, militant anti guerre américaine.
Sur le site info-Palestine : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=2745

20 septembre 2007
un film poignant sur les soldats us handicapés
Un article de Libération sur le témoignage de soldats us handicapés

Photo de G. Bush réalisée avec les portraits des 3000 premiers soldats américains morts en Irak
Source : Libération ( http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/279624.FR.php )
Depuis une dizaine de jours, un documentaire est disponible en accès libre sur le site de la chaîne américaine HBO. Il s’agit d’une somme d’entretiens réalisés avec dix soldats américains, tous lourdement blessés en Irak. Depuis quelques mois, ils sont de retour au pays affligés, pour la plupart, d’un handicap majeur. Dans le titre du film, l’expression «alive day» fait référence à la date où ces soldats ont échappé à la mort et qui restera pour toujours, comme leur date de naissance, gravée dans leur mémoire.
Titane. Pourtant, ce n’est pas à une renaissance que le spectateur est convié. Exercice délicat car voyeuriste par essence, le film a le mérite de ne jamais verser dans le tire-larmes tout en restant, de bout en bout, douloureux à regarder et à entendre. Les témoignages s’enchaînent. Dawn, la jolie rousse qui a vu son bras gauche emporté par une roquette. Jake, le costaud ex-espoir du football américain, amputé d’une jambe, un bras en miettes, continue à vouloir défendre le drapeau et le rêve américain. Michael, la moitié du crâne en titane, aveugle, raconte que son mariage n’a pas résisté à l’épreuve et que, du coup, il s’est fait fabriquer un œil de verre serti des diamants offerts jadis à son épouse. Jay ne se souvient plus du prénom de ses enfants et doit téléphoner à son frère pour qu’il les lui rappelle. John, amputé des deux jambes, ne parle que de «l’accident». Eddie, deux balles dans la tête, fait des grimaces à l’équipe de tournage, comme un enfant de 2 ans, pendant que sa mère raconte son histoire…
James Gandolfini est à la fois le producteur de ce programme et le maître des cérémonies. Dans une présentation au dépouillement monacal (plateau dans l’obscurité, quelques projecteurs, une caméra, pas de contrechamp), l’ancien Tony Soprano, le héros de la série de David Chase, n’apparaît que furtivement au moment d’accueillir les soldats et n’intervient qu’avec une extrême parcimonie. Sa seule fonction dans le déroulement du film est d’écouter. Pas si fréquent.
Rebelles. La mise en place de ces témoignages est toujours la même. Une brève présentation avec l’installation d’un soldat dans le fauteuil d’interview, un écran noir avec le nom, le grade, la date de naissance et la date de son «alive day». Puis les images de l’acte de guerre dans lequel le soldat a été blessé. Parfois, ces images sont extraites d’un reportage de journalistes «embedded» (embarqués). Dans d’autres cas, elles viennent des vidéos tournées par les rebelles qui les diffusent ensuite sur le Net. Vient enfin le témoignage, livré brut de décoffrage, qui raconte à «ceux qui n’y étaient pas» les jours de guerre en Irak, le retour forcément douloureux et la vie qui continue implacablement.
Au fil de ces dix histoires identiques dans leur déroulement mais, évidemment, toujours singulières, les messages s’entremêlent, parfois contradictoires. Réquisitoire en creux contre la guerre et l’administration Bush, patriotisme comme valeur intrinsèque au mode de vie américain, réminiscence du traumatisme post-Vietnam, hommage aux héros de la nation… Que l’on soit américain ou juste occidental, difficile de ne pas se sentir concerné, même de loin, par ce film, symptôme accablant d’une société malade et dépressive.
19 septembre 2007
Comdamné pour avoir évité de retourner en Irak
Un soldat américain de 20 ans a été condamné à un an de prison ferme pour avoir payé un individu chargé de lui tirer une balle dans la jambe.
Le but était de faire croire qu'un cambrioleur lui avait tiré dessus afin d'éviter de partir en Irak.
16 septembre 2007
Manifestation anti-guerre à Washington
Source : agences de presse, envoyés spéciaux ; fiabilité : élevée

Samedi 15 septembre 2007 des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Washington contre la guerre en Irak.
La police a arrété 190 personnes qui avaient enjambé des barricades. Sans raison apparente les policiers ont utilisé des gaz. Il s'agissait sans doute de provoquer des violences afin de discréditer le mouvement anti-guerre. Tactique courante à l'époque de Nixon contre les opposants à la guerre du Viet-Nam.
La manifestation était organisée par plusieurs associations dont Answersf http://www.answersf.org/
A noté qu'une contre-manifestation était organisée par les partisans de G. Bush.
13 septembre 2007
Mort de soldats us anti-guerre (Libération)
Dans une tribune publiée en août par le «New York Times», ils avaient cosigné un texte qui affirmait notamment: «Nous avons dramatiquement échoué en Irak.»
La suite : http://www.liberation.fr/actualite/monde/278155.FR.php
Nina Berman photographie les soldats us blessés en Irak
Source : Le Monde ; fiabilité : élevée
Une petite galerie d'art à New York, à quelques rues du quartier chic de Soho. Au mur, dix grandes photos de Nina Berman, pas plus. Des portraits - en pied la plupart, parfois cadrés serrés. Uniquement des hommes seuls ; sauf un, nommé Ty Ziegel, qui pose, le jour de son mariage, avec celle qui l'a attendu, avant que tout cela n'arrive. Avant qu'il ne perde son visage, aujourd'hui recousu de partout. Un amas de peau blanche sans nez, sans oreilles et sans cheveux. On en reste interdit.
La suite : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-954681@51-943359,0.html

le site de la photographe : http://www.ninaberman.com/index3.php?pag=prt
12 septembre 2007
La torture en Irak (art de N. Klein)
Source : Courrier International / Los Angeles Times ; fiabilité : élevée
Naomi Klein s'exprime dans le Los Angeles Times en 2004 ( http://www.latimes.com/ )
Préparez-vous à recevoir une nouvelle avalanche d’horribles photos de torture. Un juge fédéral a ordonné la semaine dernière au ministère de la Défense de rendre publics des dizaines de clichés et de vidéos supplémentaires décrivant les mauvais traitements infligés aux prisonniers d’Abou Ghraib. Il n’est pas difficile de prévoir les réactions que vont provoquer ces photos : le ministre de la Défense, Donald Rumsfeld, va se déclarer choqué et va nous assurer que des mesures ont déjà été prises pour empêcher ce genre d’agissements de se reproduire. Mais imaginons que les événements suivent un cours différent. Imaginons que Rumsfeld réponde comme le colonel Mathieu dans La Bataille d’Alger, le célèbre film réalisé en 1965 par Gillo Pontecorvo sur la lutte du FLN pour délivrer l’Algérie de la domination coloniale française. Dans l’une des scènes clés du film, Mathieu se retrouve dans une position familière aux hauts responsables du gouvernement Bush : dans une salle remplie de journalistes, il est interrogé sur les tortures commises par les parachutistes français sur des prisonniers algériens.
Le personnage de Mathieu, qui s’inspire du général Jacques Massu, ne nie rien et ne prétend pas que les responsables seront punis. Il renvoie la balle aux journalistes, scandalisés, dont la plupart travaillent pour des journaux qui soutiennent l’Algérie française. La torture, “ce n’est pas le problème, répond-il calmement. Le problème, c’est que le FLN veut nous chasser d’Algérie et nous, nous voulons y rester… C’est à mon tour de vous poser une question. La France doit-elle rester en Algérie ? Si vous répondez encore oui, vous devez accepter toutes les conséquences nécessaires.”
Son argument, aussi pertinent dans l’Irak d’aujourd’hui que dans l’Algérie de 1957, c’est qu’il n’y a pas de moyen sympathique, humanitaire, d’occuper un pays contre la volonté de son peuple. Ceux qui soutiennent ce genre d’occupation n’ont pas le droit de se dire déliés moralement de la brutalité qu’elle exige. Aujourd’hui comme à l’époque, il n’y a que deux façons de gouverner : par le consentement ou par la peur.
La plupart des Irakiens ne soutiennent pas l’occupation militaire sous laquelle ils vivent depuis plus de deux ans. Faute de consentement, le gouvernement américano-irakien actuel repose largement sur la peur et fait appel aux tactiques les plus terrifiantes – disparitions, détentions indéfinies sans accusation, torture. Il y a un an, le président Bush avait promis d’effacer le scandale d’Abou Ghraib en rasant entièrement la prison. Puis on a changé d’avis. Abou Ghraib et deux autres prisons administrées par les Etats-Unis sont en cours d’agrandissement et un nouveau centre de détention de 2 000 places est en construction. La population carcérale a doublé en sept mois et atteint aujourd’hui le chiffre ahurissant de 11 350 personnes.
La torture n’est pas en déclin en Irak – elle est simplement externalisée. Human Rights Watch déclarait en janvier qu’elle était “systématique” dans les prisons et les centres de détention administrés par les Irakiens (et supervisés par les Américains), avec entre autre le recours aux électrochocs. Selon un rapport interne de la 1re division de cavalerie, obtenu par le Washington Post, les policiers et les soldats irakiens utilisent “constamment” les “chocs électriques” pour “obtenir des aveux”.
En Algérie, les Français ne torturaient pas parce qu’ils étaient sadiques mais parce qu’ils menaient une guerre qu’ils ne pouvaient pas gagner. Dans l’Irak de Saddam Hussein, la torture a explosé après le soulèvement chiite de 1991 : plus son pouvoir était faible, plus Saddam Hussein terrorisait son peuple. Les régimes non légitimes, qu’ils soient des dictatures locales ou des occupations étrangères, font appel à la torture précisément parce qu’ils ne sont pas légitimes.
Lorsque la prochaine série de photos d’Abou Ghraib sera publiée, beaucoup d’Américains vont être à juste titre moralement scandalisés. Mais peut-être qu’un responsable courageux aura tiré les enseignements du colonel Mathieu et osera renvoyer la question : les Etats-Unis doivent-ils rester en Irak ? Si votre réponse est oui, vous devez en accepter les conséquences.
lien originel : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=52368
11 septembre 2007
Les Irakiens sondés
Source : http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5hMdzoKMNaLWQNdD99KgfBGULfp0g
Fiabilité : élevée
Une forte majorité d'Irakiens (70%) estiment que les renforts militaires américains en Irak ont aggravé la situation, selon un sondage rendu public lundi, réalisé par les chaînes américaine ABC News, britannique BBC et japonaise NHK.
Selon cette enquête, 70% des personnes interrogées pensent que la situation en matière de sécurité s'est détériorée depuis l'envoi des renforts, 11% estimant qu'ils n'ont eu aucun effet.
47 %, par ailleurs, souhaitent le départ immédiat des Américains et de leurs alliés, tandis que 57% (dont presque tous les Sunnites et la moitié des Chiites) jugent acceptables les attaques contre les forces de la coalition. Interrogés sur leur situation personnelle, 39% seulement la jugent satisfaisante, tandis que 20% pensent que le pays va bien.
Ce sondage a été réalisé entre le 17 et le 24 août auprès d'un échantillon de 2.212 Irakiens à travers tout le pays, interrogés en face à face en arabe ou en kurde. La marge d'erreur est de 2,5 points.