observatoire de la guerre en IRAK

plus d'analyses sur http://quefaire.e-monsite.com

26 septembre 2009

CRITIQUES du livre de D. GORTEAU


Je recommande ce livre a toute personne ne connaissant que peu de choses sur cette région-là du monde, car en 273 pages, c’est toute l’histoire du Moyen-Orient (et des Etats-Unis) qui est résumée de manière concise et intelligente.

pour Unité Populaire, Piero Falotti

la suite : http://quefaire.e-monsite.com/rubrique,critiques-livre-de-gorteau,321377.html


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13 avril 2009

Les espions de l’or noir, par Gilles Munier

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PRESENTATION DU LIVRE

Le pétrole, " maître du monde " ? Oui, mais comment en est-on arrivé là ? Des rivalités pour contrôler la route des Indes à l’émergence des Etats-Unis comme puissance mondiale, les pays anglo-saxons ont su étendre leur influence en Asie centrale, dans le Caucase et au Proche-Orient, avec, au final, leur mainmise sur les principales ressources pétrolières mondiales. 

Gilles Munier remonte aux origines du Grand jeu et de la fièvre du pétrole pour raconter la saga des espions de l’or noir et la malédiction qui s’est abattue sur les peuples détenteurs de ces richesses. Il brosse les portraits des agents secrets de Napoléon 1er et de l’Intelligence Service, du Kaiser Guillaume II et d’Adolphe Hitler, des irréguliers du groupe Stern et du Shay – ancêtres du Mossad – ou de la CIA, dont les activités ont précédé ou accompagné les grands bains de sang du 19ème et du début du 20ème siècle.

Parmi d’autres, on croise les incontournables T.E Lawrence dit d’Arabie, Gertrude Bell, St John Philby et Kermit Roosevelt, mais aussi des personnages moins connus comme Sidney Reilly, William Shakespear, Wilhelm Wassmuss, Marguerite d’Andurain, John Eppler, Conrad Kilian. Puis, descendant dans le temps, Lady Stanhope, le Chevalier de Lascaris, William Palgrave, Arthur Conolly et David Urquhart.

" On dit que l’argent n’a pas d’odeur, le pétrole est là pour le démentir " a écrit Pierre Mac Orlan. " Au Proche-Orient et dans le Caucase ", ajoute Gilles Munier, " il a une odeur de sang ". Lui qui a observé, sur le terrain, plusieurs conflits au Proche-Orient, montre que ces drames n’ont pas grand chose à voir avec l’instauration de la démocratie et le respect des droits de l’homme. Ils sont, comme la guerre d’Afghanistan et celles qui se profilent en Iran ou au Darfour, l’épilogue d’opérations clandestines organisées pour contrôler les puits et les routes du pétrole.

CRITIQUE DU LLIVRE par QUE FAIRE : http://quefaire.e-monsite.com/rubrique,les-espions-de-l-or-noir,296583.html

http://espions-or.noir.over-blog.com et http://www.editions-koutoubia.eu/IndexAccueil.html

21 mars 2009

"La guerre en Irak est-elle finie ?", livre de Denis Gorteau

QUE FAIRE http://quefaire.e-monsite.com donne la parole à Denis Gorteau. Auteur d'analyses géopolitiques depuis longtemps, et, ayant déjà publié un roman racontant l'invasion de l'Irak en 2003 (1) il publie en avril un livre universitaire sur les tenants et les aboutissants de la guerre en Irak. Une première ébauche d'une histoire complète de ce conflit qui, selon D. Gorteau, a préfiguré le déclin des Etats-Unis comme puissance mondiale. Sortie sur http://www.yvelinedition.fr/

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QUE FAIRE : Commençons par la fin ! La guerre en Irak est-elle finie ?

Denis Gorteau : Poser la question c’est y répondre : même si la situation a cessé de se dégrader, l’invasion de 2003 n’a pas fini de bouleverser le pays et de meurtrir ses habitants, après les pires années de l’occupation en 2005-2007, la relative amélioration de 2008 marque une sorte de " pause ", mais rien, absolument rien n’est réglé.

QUE FAIRE : A qui s'adresse votre livre ?

Denis Gorteau : C'est un livre généraliste, toutes les personnes intéressées par le Proche-Orient peut y trouver intérêt.

J'explique l'histoire du Moyen-Orient et les sources de conflits. C'est donc un livre historique à la fois chronologique et thématique qui traite de questions aussi diverses que l'islamisme, le clanisme, le nationalisme arabe, etc.

QUE FAIRE : Le contrôle du pétrole fut-il la seule cause de l'invasion américaine ?

Denis Gorteau : Non, loin de là. Pour Bush lui-même il s'agissait de renverser un dictateur et d'apparaître positivement alors même que sa " guerre contre le terrorisme " était en échec. Pour le vice-président Cheney et Rumsfeld, icônes du néo-conservatisme, il s'agissait plutôt de moderniser par la force le monde arabe ; pour les libéraux la guerre devait ouvrir les marchés protégés des pays du Proche-Orient ; pour le lobby pro israélien le but était de renverser S. Hussein, figure du nationalisme arabe, etc. Au sein de l'oligarchie us les raisons ne manquaient pas, y compris du côté des Démocrates qui furent favorables à la guerre.

QUE FAIRE : B. Obama s'y opposa tout de même, non ?

Denis Gorteau : C'est juste, mais en 2003, c'était un élu local parmi d'autres. Un inconnu, courageux, mais isolé même si en 2008 il fit campagne sur la question du retrait.

QUE FAIRE : Tiendra-t-il parole ?

Denis Gorteau : A dire vrai, dès 2007, les Américains pensent à se retirer partiellement tout en négociant des traités très avantageux avec leurs hommes à Bagdad. C'est le sens de " l'accord de sécurité " signé en décembre 2008 : alors que l'occupation pure et simple a été un désastre politique et militaire, il est plus simple d'acheter des complicités et de sous-traiter le maintien d'un ordre favorable à l'installation de bases américaines permanentes. C'est ainsi que les tribus sunnites ont été " retournées ".

Nous allons vers un cantonnement de gros contingents de soldats us qui resteront en Irak au cas où. Dans le pays, leurs supplétifs feront ce qu'en leur dira de faire contre arguments sonnants et trébuchants... Cela rappelle la Corée du Sud des années 70.

QUE FAIRE : qui a gagné la guerre de 2003 ?

Denis Gorteau : Pour le moment personne, comme la guerre Iran / Irak des années 80, il n'y a que des vaincus : les occupants se sont fourvoyés et sont haïs à un degrés inimaginable. Bush a nourri pour plusieurs décennies le terrorisme et l'islamisme le plus terrible. Les Chiites pro iraniens ont gagnés en influence, mais au prix d'une guerre civile avec les Sunnites qui a fait des milliers de morts en 2005-2006. Et le " gouvernement " actuel de Maliki ne tient qu'en jouant subtilement entre des forces contraires (Washington, Téhéran, etc.) et au prix d'une militarisation de la vie politique.

QUE FAIRE : Le pays survivra-t-il à cette guerre ?

Denis Gorteau : Si l'Irak avait dû disparaître cela aurait déjà été le cas, mais comme en Bosnie le territoire est très durablement divisé en communautés, régions et réseaux concurrents et violents. La question du Kurdistan n'a, par exemple, pas finit de se poser.

QUE FAIRE : C'est à dire ?

Denis Gorteau : Redoutant les Chiites pro iraniens et en bute aux Sunnites chassés du pouvoir en 2003, les Américains se sont appuyés sur les chefs kurdes, qui, depuis la chute de S. Hussein sont complètement libres dans le nord de l'Irak, périodiquement ils agitent la menace d'une indépendance du Kurdistan et revendiquent des territoires mixtes où les Kurdes ne sont pas les seuls habitants (à Kirkouk notamment). Indépendants de fait et tolérés par les Occidentaux les Kurdes sont dans le viseur de la Turquie qui a, plusieurs fois, bombardé et envahi les zones où se cachent les Kurdes séparatistes... de Turquie ! C'est là une zone de tension vive et durable.

QUE FAIRE : votre livre parle aussi du reste du Proche-Orient. Pourquoi ?

Denis Gorteau : La guerre en Irak ne se limite pas à la seule Mésopotamie, les pays frontaliers ont été concernés, ne serait-ce qu'avec la question des réfugiés : plus de 4 millions d'Irakiens ont fuient leur pays. C'est l'une des plus grande migration humanitaire des dernières décennies : la Jordanie et la Syrie, pays pauvres, ont été obligés de gérer cet exode.

Mais la guerre de 2003 a aussi redistribué les cartes politiques : l'Iran est devenu un pays incontournable dans la région, avant, S. Hussein servait de contre poids. Nous n'en sommes plus là. Et que dire d'Israël, acteur indirect de cette guerre puisqu'il s'agissait aussi de briser toute velléité de créer un Etat capable de rivaliser avec Tel-Aviv.

QUE FAIRE : quel est le bilan de la guerre ?

Denis Gorteau : Le bilan est lourd, triste et malheureusement incomplet : on estime à plus de 500 000 le nombre de morts (directs ou indirects) dus à cette invasion, mais la société irakienne a aussi éclaté en communautés rivales, dont les minorités comme les Chrétiens, les Yésidis ou les Turcomans font les frais. Il y a aussi les millions de réfugiés ou les millions de jeunes sans écoles ou les Femmes qui ont perdu leur statut relativement moderne des années 50-60, etc.

Côté us c'est sinistre : plus de 4 000 soldats morts en Irak, des dizaines de milliers de blessés définitifs et des centaines de milliers d'ex soldats perturbés mentalement.

Et que dire des crimes de guerre assez nombreux dont on parle peu mais qui reviendront, tôt ou tard, dans la conscience américaine.

B. Obama fera peut-être aussi le ménage dans les affaires de corruption qui ont enrichi des multinationales américaines, il s'agit de plusieurs milliards de dollars ! Rien de moins. La guerre de 2003 c'est aussi ça : le " casse du siècle " au détriment des civils irakiens et des citoyens états-uniens.

QUE FAIRE : les Irakiens ne sont-ils pas soulagés d'être débarrassé de S. Hussein ?

Denis Gorteau : Drôle de question car si les Irakiens ne subissent plus la tyrannie de S. Hussein, ils subissent bien pire ! Jamais le pays n'a autant souffert que de 2003 à aujourd'hui. Sans compter l'embargo de l'ONU qui a laminé le pays à partir de 1990.

De plus, sa liquidation en décembre 2006 a été si scandaleuse qu'elle a éclipsé ses crimes. Crimes à remettre dans le contexte du pays alors soumis à toutes les pressions (kurdes, iraniennes, etc.). N'oublions pas non plus que S. Hussein avait hissé son pays au niveau de développement du Portugal dans les années 80.

QUE FAIRE : En février 2009 Sarkozy a fait un voyage en Irak, pourquoi ?

Denis Gorteau : Son ministre Kouchner l'avait précédé, c'était un partisan de la guerre américaine, Sarkozy a toujours été lié aux réseaux Bush, même s'il a été élu trop tard par rapport à l'invasion, c'est un soutien peu subtile de Washington : renforts français en Afghanistan, retour total de la France dans l'OTAN, etc. Les signes ne trompent pas. Le voyage à Bagdad s'inscrit dans cette politique atlantiste aux antipodes de celle du général de Gaulle. C'est plus inquiétant qu'autre chose car la France a bien peu à gagner, surtout pas de contrats tous monopolisés par les USA. Alors que les Français d'origine maghrébine sont globalement intégrés, il est maladroit et dangereux de jouer les caniches des Etats-Unis, même dirigés par B. Obama.

Yvelinéditions : http://www.yvelinedition.fr/

Autres textes de Denis Gorteau : (1) son premier livre sur l'Irak : http://quefaire.e-monsite.com/rubrique,le-livre-a-mort-l-irak,204416.html

L'Irak en 2009 : http://quefaire.e-monsite.com/rubrique,l-irak-en-2009,256682.html

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01 octobre 2008

LIVRE : l'Erreur (entretien audio)

A lire et écouter sur : http://www.centpapiers.com/Bilan-de-la-guerre-en-Irak-cinq,4321

Publications universitaires – L’argument automatique qu’on entend pour expliquer la guerre en Irak est celui des intérêts américains pour les gigantesques réserves de pétrole qu’on retrouve en Irak. Cette explication tient-elle la route ?

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28 septembre 2008

N. Klein et l'économie de la guerre

En mars 2004 les Irakiens sont plus préoccupés par leur survie que par la privatisation de leur économie. Les actifs de l’Etat irakien sont vends par P. Bremer. " le meilleur moment pour investir c’est quand il y a encore du sang sur le sol " dit-on dans les milieux économiques américains…

Avant 2003 l’Irak, comme pas mal de pays arabes, était très peu ouvert à la mondialisation capitaliste. Outre les raisons politiques et énergétique, l’invasion de 2003 visait aussi à imposer un modèle néolibéral à tout le Proche-Orient.

la suite de la note de lecture sur :lecture_N_Klein

Le choc économique et militaire de 2003

NK

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12 juin 2008

LA RESISTANCE A LA PAROLE

LA RESISTANCE A LA PAROLE

Irak

La résistance irakienne a la parole : à travers cet ouvrage, le second que l’Appel Franco-Arabe consacre à la question irakienne, nous voulons à travers des informations recueillies auprès de sources diverses souvent ignorées des principaux média, faire connaître la véritable résistance irakienne, ses analyses de la situation présente, ses projets pour une société respectueuse des diversités, pour un État unitaire, souverain et démocratique, et finalement ses espérances qui sont aussi pour l’essentiel les nôtres.

Des forces et des intérêts gigantesques s’opposent certes à cette renaissance, mais quand un peuple veut se faire nation, ceux qui le combattent apparaissent toujours finalement pour ce qu’ils sont, les ennemis de tous les peuples.

Présentation : René Lacroix, Sliman Doggui, Toufik Helali
Traduction et choix de textes : Bruno Drweski et Yves Vargas.

Ouvrage Collectif
Document - Monde arabe - Histoire Contemporaine
ISBN : 9782841097180 - 156 pages - Format : 140 x 200
Paru le 20-05-2008 - Disponible

14 €

Lien éditeur : http://www.letempsdescerises.net/

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11 septembre 2007

A MORT l'IRAK roman de D. Gorteau

Résumé et commande : http://www.la-breche.com/catalog/index.php?cPath=17

A MORT L'IRAK

Parcours d'un criminel de guerre ordinaire

Alors que les troupes de Bush s'enfoncent dans un Irak ravagé par toutes les violences, un roman nous éclaire sur les causes et les conséquences de ce conflit.

En effet Denis Gorteau nous livre un récit de guerre étourdissant par son style et son contenu. On se retrouve brutalement plongé dans l'invasion de l'Irak en 2003. Originalité du point de vue : on est dans la tête d'un soldat américain de base qui vient en Irak pour fuir ses fantômes et se venger du 11 septembre. Que fuit-il au juste ? Comment va-t-il profiter de la situation ? C'est l'enjeu trouble du livre.

Certes, et la préface le rappelle, le portrait de cet anti-héros meurtrier est exagéré et extrême, mais si ce soldat n'est pas représentatif des autres envahisseurs, il est, malheureusement représentatif de l'invasion…
Ecrit vraisemblablement au tout début du conflit, ce roman anticipe les « bavures » et autres crimes de guerre qui vont ponctuer l'échec de G. Bush à Bagdad. La conclusion montre à quel point l'auteur a été capable de décrire l'horreur. On suit donc les troupes américaines du Koweït vers le nord, vers la capitale durant les trois semaines qu'a duré officiellement la guerre. L'auteur retrace fidèlement les étapes de cette anabase avec des moments de résistances inattendus et aussi les premières victimes civiles de ce conflit qui en compte aujourd'hui plus de 500 000…

Célinien dans le style, ce court roman de moins de deux cents pages a une autre qualité : ne voulant pas résumer son livre à un catalogue de crimes de guerre, Gorteau a aussi précédé son roman d'une très sérieuse introduction historique et géopolitique de la guerre. En environ trente pages on peut comprendre cette guerre avant d'y plonger comme dans un bain trop froid. Histoire, enjeux stratégiques, culture arabo-islamique… L'auteur, par ailleurs enseignant, nous explique pourquoi cette guerre marquera durablement le XXI°s, il précise ainsi qui se bat et pourquoi.

On ne peut savoir si c'est volontaire mais ce livre capte un public très varié : amateurs de récits de guerre, lecteurs de polars et personnes désireuses de comprendre sans parti pris peuvent se procurer et dévorer avec intérêt cet ouvrage.
Pour conclure, rappelons, comme c'est précisé sur la couverture, que ce livre n'est pas à mettre entre toutes les mains.

Denis Gorteau, A MORT L'IRAK, Yvelineditions, 196 pages, 14 euros

Bon de commande éditeur : http://www.yvelinedition.fr/IMG/pdf/BDC-Irak.pdf

mail de l'auteur : denisgort@yahoo.com

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