10 octobre 2009
BLAIR pris à partie !
Source : AFP Londres

"je ne vous serre pas la main, vous avez du sang dessus"
Un service religieux organisé vendredi en la cathédrale Saint Paul de Londres en l'honneur des soldats britanniques ayant servi en Irak, a été suivi d'un incident entre le père d'un soldat tué et l'ex-Premier ministre Tony Blair.
M. Blair, qui avait engagé la Grande-Bretagne dans la guerre en Irak, s'est joint au président irakien Jalal Talabani et à la reine Elizabeth II pour cette cérémonie religieuse en hommage aux quelque 100 000 militaires et civils britanniques qui ont été dépêchés en Irak depuis 2003, ainsi qu'aux 179 soldats qui y sont morts.
Au cours d'une réception offerte après le service religieux à Guildhall, l'ancien hôtel de ville de Londres, le père d'un soldat mort en Irak a refusé de serrer la main de Tony Blair.
Peter Brierley, qui a perdu son fils Shaun Brierley âgé de 28 ans, a dit à l'ex-Premier ministre : "je ne vous serre pas la main, vous avez du sang dessus".
"Je crois que Tony Blair est un criminel de guerre. Je ne peux pas supporter d'être dans la même pièce que lui. Je ne peux pas croire qu'il ait été invité à cette réception", a déclaré M. Brierley peu après.
11 avril 2009
Affaires à haut risque à Bagdad (G. Munier)
par Gilles Munier (Afrique Asie – avril 2009) G. Munier / http://gmunier.blogspot.com/ Nicolas Sarkozy ne comprenait pas pourquoi les chefs d’entreprise français rechignaient à se rendre à Bagdad… Il y est allé en visite éclair, le 10 février, avec Bernard Kouchner et Hervé Morin, à bord d’un avion sécurisé, pour dire au président Jalal Talabani que la France était de retour et se proposait d’aider l’Irak à former et à équiper ses forces de police et de sécurité, et " aussi l'armée irakienne". Alors que Robert Gates, secrétaire américain à la Défense, avait déclaré fin janvier que les troupes américaines allaient " connaître des jours difficiles ", le président français demandait à Bernard Kouchner de profiter de " l’amélioration " de la situation sécuritaire pour organiser et diriger, en juin prochain, une mission commerciale. L’Irak dans le rouge Des chefs d’entreprise y participeront, ne serait-ce que parce qu’elles ont besoin de l’aide de l’Etat sur d’autres marchés. Mais, retourner ensuite à Bagdad finaliser d’éventuels contrats et participer à la reconstruction du pays, est une autre histoire. Il leur suffit de consulter… le site " Conseils aux voyageurs " du ministère des Affaires étrangères, pour avoir un autre éclairage de ce qui les attendrait alors. Le son de cloche est radicalement différent : les voyages en Irak sont " fortement " déconseillés. Le Quai d’Orsay demande d’emprunter un véhicule blindé, escorté de gardes armés, pour aller de l’aéroport à la Zone verte hyper protégée, de se tenir à l’écart des fenêtres ou derrière des rideaux pour éviter les éclats d’explosions. En cas de déplacements, il enjoint de rester à distance des convois militaires, car les soldats peuvent tirer à titre préventif, prenant n’importe qui pour d’éventuels attaquants. Tous les sites spécialisés dans les " risques pays " situent tous l’Irak dans le rouge. Sur une échelle de 7, l’OCDE place l’Irak au niveau 6 pour les risques politiques, et au niveau C pour les risques commerciaux, le maximum. L’ONDD, agence belge de crédit à l’export, lui attribue le niveau 7 pour les risques de guerre, et Aon France, filiale d’un des leaders mondiaux de la gestion des risques, classe l’Irak dans les pays à risques " très élevés " et signale la difficulté de souscrire des polices d’assurance pour couvrir les risques encourus. La Coface, assureur-crédit français, ne sera d’aucun secours. Elle a annoncé un plan de crise pour 2009, et commencé par relever de 30% ses tarifs généraux, qui ne comprennent pas les surprimes réclamées pour un pays comme l’Irak. Pas bon pour les affaires. Si bien qu’encourager, aujourd’hui, un chef d’entreprise à aller en Irak – sauf s’il a une parfaite connaissance des rouages de l’économie irakienne et de ses pièges – tient de l’irresponsabilité, voir de non assistance à personne en danger. Kouchner, mauvaise carte Autre handicap pour les entreprises qui participeraient à la mission commerciale, à Bagdad, l’étoile des amis de Bernard Kouchner est sur le déclin. Le président Jalal Talabani, son principal soutien, a décidé de ne pas se représenter en 2010. A 75 ans, son état de santé est des plus préoccupant et il lui faut reprendre en main l’Union Patriotique du Kurdistan (UPK) qu’il dirige, en voie d’implosion. Reste le vice-président de la République, Adel Abdel Mahdi, membre du Conseil suprême islamique irakien, grand perdant aux dernières élections régionales en raison de ses liens étroits avec l’Iran. Donc, il n’est pas dit qu’il le demeurera. D’autant qu’on l’accuse par ailleurs de corruption, et notamment… de l’achat d’un vignoble dans le Bordelais ! En revanche, le départ probable de Kouchner du Quai d’Orsay serait plutôt positif. Nouri al-Maliki, Premier ministre, qui s’impose dans la perspective des élections législatives prévues pour la fin de l’année, n’a pas encore digéré qu’en août 2008, ce dernier ait demandé à Condoleezza Rice son remplacement par Adel Abdel Mahdi. Mieux vaudrait, pour les entreprises, que le voyage soit repoussé à des jours meilleurs. Ce n’est évidemment pas parce qu’un régime déplait qu’il faut ostraciser le peuple d’un pays. A plus forte raison lorsqu’il s’agit de l’Irak qui a subi deux guerres, treize ans d’embargo criminel et une occupation meurtrière qui n’en finit pas. Il n’y a aucune raison, non plus, de laisser les entreprises anglo-saxonnes et iraniennes monopoliser le commerce extérieur irakien. Mais, est-ce bien dans cet esprit qu’est organisé le retour des entreprises françaises en Irak ? Il ne faut pas confondre patriotisme économique et mercantilisme. Avec Bernard Kouchner, on sait maintenant qu’il faut craindre le pire.
09 février 2009
Kouchner et l'Irak, l'autre affaire
Un dossier sur http://www.bakchich.info/article6679.html

Bernard Kouchner en plein show
Après le Gabon, le Kurdistan irakien. En juin dernier, le ministre a refourgué aux autorités de ce petit pays un vague contrat d’expertise médical. Avec 275 466 euros à la clé et ses copains humanitaires à la caisse : http://www.bakchich.info/article6679.html
Comme son nouveau mentor Nicolas Sarkozy, le bon docteur Kouchner aime les formules choc. Après le « droit d’ingérence », voilà qu’il nous fait le coup du « devoir de présence », en Irak s’entend : http://www.bakchich.info/article1536.html
06 janvier 2008
Conférence internationale anti-guerre à Londres
Pour le retrait immédiat des troupes d’occupation

Hans Von Sponeck
Une conférence internationale contre la guerre s’est tenue à Londres le 1er décembre dernier. Organisée par Stop The War Coalition, elle a réuni 1200 délégués de mouvements anti-guerre venus de vingt-six pays de tous les continents.
En introduction, Tony Benn, président de l’organisation, a mis en garde contre l’impérialisme américain : « comme tous les empires en déclin, les Etats-Unis sont d’autant plus dangereux qu’ils se comportent comme des tigres blessés ».
Les membres du Parlement britannique présents ont dénoncé l’hypocrisie et les doubles standards des pays occidentaux qui accusent l’Iran de développer des armes nucléaires (malgré le dernier rapport de l’AIEA), alors qu’ils en possèdent eux-mêmes des quantités énormes, et qu’ils sont en train de renouveler leur arsenal.
Georges Galloway, député britannique, a tourné en dérision les propos de Bush qui prétend souhaiter un Liban démocratique, tout en diabolisant Nasrallah. Il a dénoncé la farce de la conférence d’Annapolis, dont tous les principaux élus régionaux ont été exclus, soulignant que le peuple était assiégé « parce qu’il avait eu l’audace de voter pour des gens dont les USA, la Grande-Bretagne et Israël ne veulent pas ». Il a regretté que le changement de 1er ministre n’ait pas donné lieu à un changement de politique, Gordon Brown ayant « autre chose à faire que de projeter une nouvelle guerre contre un pays musulman ». Contredisant les allégations américaines selon lesquelles l’Iran exacerberait les divisions religieuses en Iraq, il a rappelé que c’est l’occupant qui divise le pays afin de pouvoir justifier la poursuite de son occupation.
Jeremy Corbyn a insisté sur la nécessité de ne pas oublier l’Afghanistan, où la plupart des victimes du carnage qui se poursuit, qui a été programmé par le PNAC, n’ont jamais entendu parler du 11 septembre ni de Bush.
Hans von Sponeck, coordinateur humanitaire de l’ONU en Irak (démissionnaire) exprimant sa colère contre l’occupation anglo-américaine, « illégale, immorale et profondément répugnante », estime qu’il faut demander des comptes à nos dirigeants, tous « lâches et inhumains ». Cependant, « on ne pourra jamais compenser la perte des vies, la destitution du président, la désintégration sociale, les blessures morales et physiques, et l’humiliation dont l’Irak souffre. » Il a conclu en citant l’écrivain américain Gore Vidal: « Il n’est pas suffisant de gagner: les autres doivent perdre. »
Hassan Jumaa, Président du Syndicat Général des travailleurs du pétrole à Bassora, après avoir rappelé que Kissinger avait projeté dès 1974 le contrôle du Moyen-Orient par les Etats-Unis, a mis l’accent sur le fait que Bush n’a pas seulement volé son pétrole, il a aussi détruit l’unité du pays, alors que les différentes composantes religieuses et ethniques vivaient en totale harmonie en Iraq (« Nous étions tous des Irakiens »).
Ibrahim Mousawi, éditeur d’Al Intiqad (Hezbollah) a rappelé qu’« Un homme qui défend sa terre est considéré comme un résistant dans un pays, et comme un terroriste dans un autre.»
Hanna Ibrahim a dénoncé les tortures des prisonniers, les mafias qui gangrènent le pays, le chômage endémique (autour de 70%), la dégradation des conditions de vie des enfants et des femmes (souvent violées, tirées à vue par des snipers, forcées à se prostituer, victimes de la traite des blanches), et les crimes commis par les Escadrons de la mort qui ont déstabilisé le pays et détruisent l’identité irakienne.
Dans sa résolution finale, la conférence des délégués a insisté sur la nécessité d’un front uni des organisations anti-guerre - au-delà des appartenances politiques et religieuses - contre l’occupation de l’Iraq, de l’Afghanistan et de la Palestine, toutes les menaces israéliennes au Moyen-Orient, le plan d’agression contre l’Iran, la planification d’un nouveau coup d’Etat au Venezuela, et le projet d’installation de bases anti-missiles américaines en Europe de l’Est.
Le 21 mars 2008, date anniversaire de l’invasion de l’Irak, a été choisi comme journée internationale d’action pour exiger le retrait immédiat des troupes d’occupation en Iraq et en Afghanistan, et l’arrêt des préparatifs de guerre contre l’Iran.
Joëlle Pénochet (Londres)
Sources :
http://www.stopwar.org.uk/index.php?option=com_content&task=view&id=417&Itemid=115
Bulletin des Amitiés Franco-Irakiennes n° 81 / http://gmunier.blogspot.com/
28 novembre 2007
Retrait annoncé des 900 soldats polonais
Source : gouvernement polonais ; fiabilité : élevée

Après la défaite électorale des conservateurs pro-américains à Varsovie, les libéraux au pouvoir ont annoncé le retrait des 900 soldats polonais qui occupent l'Irak.
L'été 2008 a été avancé comme fin de la "mission" des soldats.
Une écrasante majorité de Polonais se déclare aujourd'hui opposé à cette guerre (85 %).
C'est la fin du rôle de la Pologne comme allié important des USA. En 2003 la Pologne envoya le troisième contingent armé en Irak après les Américains et les Britanniques.
La Pologne a perdu 23 soldats en Irak.