observatoire de la guerre en IRAK

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25 novembre 2009

Enquêtes sur le rôle des Britanniques en Irak...

Plusieurs enquêtes ont été lancées à Londres au sujet du rôle de la Grande Bretagne dans l'invasion de 2003.

Basée sur des mensonges d'Etat l'agression anglo-américaine n'en finit pas de faire des vagues en Angleterre.

Agitée par certaines familles des 179 soldats de sa majesté tués en Irak, les parlementaires ont lancé une troisième enquête sur la mécanique de la guerre. Deux enquêtes avaient toujours épargné A. Blair, mais là, des documents inédits ont été déclassifiés et des langues pourraient se délier. Un haut gradé a même expliqué que les Américains traitaient leurs auxiliaires britanniques "pas mieux que des Portugais" (sic).

De plus, le ministère de la Défense va ouvrir une enquête suite à des accusations d'exactions des mêmes soldats britanniques en Irak : selon des témoins 20 civils irakiens détenus au camp d'Abu Naji ont été tués et des prisonniers irakiens torturés après une bataille entre insurgés et militaires britanniques près de la ville d'Al Majar-al-Kabir (sud de l'Irak) en mai 2004...

Dans le sud de l'Irak les soldats britanniques sont aussi soupsonnés d'avoir manipulés des groupes terroristes. Des agents britanniques avaient été brièvement arrêtés par une milice locale. Ils étaient déguisés en arabe et transportaient des explosifs dans une voiture banalisée...

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18 novembre 2009

Enquête sur les crimes britanniques en Irak

Humiliations de prisonniers irakiens...

Le ministère de la Défense britannique a annoncé vendredi l’ouverture d’une enquête pour des actes de torture en Irak. 33 cas vont être étudiés afin de découvrir si ces allégations sont vraies et de faire passer en justice les responsables. Les actes dénoncés par des civils irakiens sont comparables aux affaires d’Abou Ghraïb : humiliations, violences et abus sexuels.

L’avocat Phil Shiner a déposé la semaine dernière un dossier comprenant 33 plaintes de civils irakiens accusant des militaires britanniques de les avoir torturés au cours de détentions principalement dans le camp de Bucca près de Bassorah. Selon l’avocat, il aurait eu connaissance de plusieurs centaines de cas.

Les plaignants ont déclaré avoir été victimes de diverses pratiques parfaitement illégales entre 2003 et 2007. Comme pour Abou Ghraïb, il s’agit d’un mélange de violences physiques et morales basées sur les craintes culturelles des Irakiens. Les humiliations sexuelles, le recours à des chiens ou l’exposition à la nudité sont des abus récurrents dans ce type d’affaires.

Les femmes prennent une place de premier rang dans ces humiliations. Plusieurs prisonniers se plaignent d’avoir été abusés sexuellement par des femmes soldats. C’est la première fois que des personnels féminins sont impliqués à un tel degré. Plusieurs plaignants racontent avoir été forcés de regarder leurs geôliers, hommes et femmes, pratiquer des actes sexuels entre eux.

Le journal anglais The Independant dévoile plusieurs histoires. Parmi elles, un homme de 35 ans qui aurait été victimes d’abus sexuels dans l’hôpital du camp. Une infirmière aurait tenté de le violer après l’avoir gavé de médicaments. Elle aurait également eu des rapports avec d’autres hommes devant lui. Elle lui aurait demandé de ne pas dévoiler ces faits à ses supérieurs, ce qui laisse penser que la hiérarchie n’était pas au courant de tout. L’un des plaignants dénonçant des abus sexuels était âgé de 16 ans au moment des faits.

Le ministère de la Défense britannique rappelle par la voix de Bill Rammell, secrétaire d’Etat aux forces armées que "l’immense majorité des 120 000 militaires qui ont servi en Irak se sont conduits selon les plus hauts critères de courage". Il a également déclaré que cette "affaire était prise très au sérieux".

Ce scandale rappelle le souvenir d’Abou Ghraïb qui continue de soulever de nombreuses interrogations. Les nombreuses preuves détruites ont choqué l’opinion occidentale et ont eu un effet dévastateur sur le monde musulman. Ces dérives donnent des arguments de poids au Islamistes qui y voient la preuve évidente de la légitimité de leur combat.

source : http://www.actudefense.com/

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10 octobre 2009

BLAIR pris à partie !

Source : AFP Londres

"je ne vous serre pas la main, vous avez du sang dessus"

Un service religieux organisé vendredi en la cathédrale Saint Paul de Londres en l'honneur des soldats britanniques ayant servi en Irak, a été suivi d'un incident entre le père d'un soldat tué et l'ex-Premier ministre Tony Blair.

M. Blair, qui avait engagé la Grande-Bretagne dans la guerre en Irak, s'est joint au président irakien Jalal Talabani et à la reine Elizabeth II pour cette cérémonie religieuse en hommage aux quelque 100 000 militaires et civils britanniques qui ont été dépêchés en Irak depuis 2003, ainsi qu'aux 179 soldats qui y sont morts.

Au cours d'une réception offerte après le service religieux à Guildhall, l'ancien hôtel de ville de Londres, le père d'un soldat mort en Irak a refusé de serrer la main de Tony Blair.

Peter Brierley, qui a perdu son fils Shaun Brierley âgé de 28 ans, a dit à l'ex-Premier ministre : "je ne vous serre pas la main, vous avez du sang dessus".

"Je crois que Tony Blair est un criminel de guerre. Je ne peux pas supporter d'être dans la même pièce que lui. Je ne peux pas croire qu'il ait été invité à cette réception", a déclaré M. Brierley peu après.

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11 avril 2009

Affaires à haut risque à Bagdad (G. Munier)

par Gilles Munier (Afrique Asie – avril 2009)

G. Munier / http://gmunier.blogspot.com/

Nicolas Sarkozy ne comprenait pas pourquoi les chefs d’entreprise français rechignaient à se rendre à Bagdad… Il y est allé en visite éclair, le 10 février, avec Bernard Kouchner et Hervé Morin, à bord d’un avion sécurisé, pour dire au président Jalal Talabani que la France était de retour et se proposait d’aider l’Irak à former et à équiper ses forces de police et de sécurité, et " aussi l'armée irakienne". Alors que Robert Gates, secrétaire américain à la Défense, avait déclaré fin janvier que les troupes américaines allaient " connaître des jours difficiles ", le président français demandait à Bernard Kouchner de profiter de " l’amélioration " de la situation sécuritaire pour organiser et diriger, en juin prochain, une mission commerciale.

L’Irak dans le rouge

Des chefs d’entreprise y participeront, ne serait-ce que parce qu’elles ont besoin de l’aide de l’Etat sur d’autres marchés. Mais, retourner ensuite à Bagdad finaliser d’éventuels contrats et participer à la reconstruction du pays, est une autre histoire. Il leur suffit de consulter… le site " Conseils aux voyageurs " du ministère des Affaires étrangères, pour avoir un autre éclairage de ce qui les attendrait alors. Le son de cloche est radicalement différent : les voyages en Irak sont " fortement " déconseillés. Le Quai d’Orsay demande d’emprunter un véhicule blindé, escorté de gardes armés, pour aller de l’aéroport à la Zone verte hyper protégée, de se tenir à l’écart des fenêtres ou derrière des rideaux pour éviter les éclats d’explosions. En cas de déplacements, il enjoint de rester à distance des convois militaires, car les soldats peuvent tirer à titre préventif, prenant n’importe qui pour d’éventuels attaquants.

Tous les sites spécialisés dans les " risques pays " situent tous l’Irak dans le rouge. Sur une échelle de 7, l’OCDE place l’Irak au niveau 6 pour les risques politiques, et au niveau C pour les risques commerciaux, le maximum. L’ONDD, agence belge de crédit à l’export, lui attribue le niveau 7 pour les risques de guerre, et Aon France, filiale d’un des leaders mondiaux de la gestion des risques, classe l’Irak dans les pays à risques " très élevés " et signale la difficulté de souscrire des polices d’assurance pour couvrir les risques encourus. La Coface, assureur-crédit français, ne sera d’aucun secours. Elle a annoncé un plan de crise pour 2009, et commencé par relever de 30% ses tarifs généraux, qui ne comprennent pas les surprimes réclamées pour un pays comme l’Irak. Pas bon pour les affaires. Si bien qu’encourager, aujourd’hui, un chef d’entreprise à aller en Irak – sauf s’il a une parfaite connaissance des rouages de l’économie irakienne et de ses pièges – tient de l’irresponsabilité, voir de non assistance à personne en danger.

Kouchner, mauvaise carte

Autre handicap pour les entreprises qui participeraient à la mission commerciale, à Bagdad, l’étoile des amis de Bernard Kouchner est sur le déclin. Le président Jalal Talabani, son principal soutien, a décidé de ne pas se représenter en 2010. A 75 ans, son état de santé est des plus préoccupant et il lui faut reprendre en main l’Union Patriotique du Kurdistan (UPK) qu’il dirige, en voie d’implosion. Reste le vice-président de la République, Adel Abdel Mahdi, membre du Conseil suprême islamique irakien, grand perdant aux dernières élections régionales en raison de ses liens étroits avec l’Iran. Donc, il n’est pas dit qu’il le demeurera. D’autant qu’on l’accuse par ailleurs de corruption, et notamment… de l’achat d’un vignoble dans le Bordelais ! En revanche, le départ probable de Kouchner du Quai d’Orsay serait plutôt positif. Nouri al-Maliki, Premier ministre, qui s’impose dans la perspective des élections législatives prévues pour la fin de l’année, n’a pas encore digéré qu’en août 2008, ce dernier ait demandé à Condoleezza Rice son remplacement par Adel Abdel Mahdi. Mieux vaudrait, pour les entreprises, que le voyage soit repoussé à des jours meilleurs.

Ce n’est évidemment pas parce qu’un régime déplait qu’il faut ostraciser le peuple d’un pays. A plus forte raison lorsqu’il s’agit de l’Irak qui a subi deux guerres, treize ans d’embargo criminel et une occupation meurtrière qui n’en finit pas. Il n’y a aucune raison, non plus, de laisser les entreprises anglo-saxonnes et iraniennes monopoliser le commerce extérieur irakien. Mais, est-ce bien dans cet esprit qu’est organisé le retour des entreprises françaises en Irak ? Il ne faut pas confondre patriotisme économique et mercantilisme. Avec Bernard Kouchner, on sait maintenant qu’il faut craindre le pire.

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09 février 2009

Kouchner et l'Irak, l'autre affaire

Un dossier sur http://www.bakchich.info/article6679.html

Bernard Kouchner en plein show

Après le Gabon, le Kurdistan irakien. En juin dernier, le ministre a refourgué aux autorités de ce petit pays un vague contrat d’expertise médical. Avec 275 466 euros à la clé et ses copains humanitaires à la caisse : http://www.bakchich.info/article6679.html

Comme son nouveau mentor Nicolas Sarkozy, le bon docteur Kouchner aime les formules choc. Après le « droit d’ingérence », voilà qu’il nous fait le coup du « devoir de présence », en Irak s’entend : http://www.bakchich.info/article1536.html

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06 janvier 2008

Conférence internationale anti-guerre à Londres

Pour le retrait immédiat des troupes d’occupation

« On ne pourra jamais compenser la perte des vies, la destitution du président, la désintégration sociale, les blessures morales et physiques, et l’humiliation dont l’Irak souffre. » 

                                                                             Hans Von Sponeck

Une conférence internationale contre la guerre s’est tenue à Londres le 1er décembre dernier. Organisée par Stop The War Coalition, elle a réuni 1200 délégués de mouvements anti-guerre venus de vingt-six pays de tous les continents.

En introduction, Tony Benn, président de l’organisation, a mis en garde contre l’impérialisme américain : « comme tous les empires en déclin, les Etats-Unis sont d’autant plus dangereux qu’ils se comportent comme des tigres blessés ».

Les membres du Parlement britannique présents ont dénoncé l’hypocrisie et les doubles standards des pays occidentaux qui accusent l’Iran de développer des armes nucléaires (malgré le dernier rapport de l’AIEA), alors qu’ils en possèdent eux-mêmes des quantités énormes, et qu’ils sont en train de renouveler leur arsenal.

Georges Galloway, député britannique, a tourné en dérision les propos de Bush qui prétend souhaiter un Liban démocratique, tout en diabolisant Nasrallah. Il a dénoncé la farce de la conférence d’Annapolis, dont tous les principaux élus régionaux ont été exclus, soulignant que le peuple était assiégé « parce qu’il avait eu l’audace de voter pour des gens dont les USA, la Grande-Bretagne et Israël ne veulent pas ». Il a regretté que le changement de 1er ministre n’ait pas donné lieu à un changement de politique, Gordon Brown ayant « autre chose à faire que de projeter une nouvelle guerre contre un pays musulman ». Contredisant les allégations américaines selon lesquelles l’Iran exacerberait les divisions religieuses en Iraq, il a rappelé que c’est l’occupant qui divise le pays afin de pouvoir justifier la poursuite de son occupation.

Jeremy Corbyn a insisté sur la nécessité de ne pas oublier l’Afghanistan, où la plupart des victimes du carnage qui se poursuit, qui a été programmé par le PNAC, n’ont jamais entendu parler du 11 septembre ni de Bush.

Hans von Sponeck, coordinateur humanitaire de l’ONU en Irak (démissionnaire) exprimant sa colère contre l’occupation anglo-américaine, « illégale, immorale et profondément répugnante », estime qu’il faut demander des comptes à nos dirigeants, tous « lâches et inhumains ». Cependant, « on ne pourra jamais compenser la perte des vies, la destitution du président, la désintégration sociale, les blessures morales et physiques, et l’humiliation dont l’Irak souffre. » Il a conclu en citant l’écrivain américain Gore Vidal: « Il n’est pas suffisant de gagner: les autres doivent perdre. »

Pour Dennis Halliday, coordinateur humanitaire de l’ONU en Irak (également démissionnaire) si nos gouvernements terroristes ont réussi à détruire l’Irak, « l’Esprit du peuple irakien est, lui, indestructible ». La Résistance finira par vaincre et « nous devons aider l’Irak à restaurer sa souveraineté nationale ». Face au drame des réfugiés (20% de la population), il propose d’exiger du Conseil de sécurité qu’il commence de faire payer les agresseurs pour la reconstruction. Une commission internationale doit enquêter sur toutes les atrocités commises - notamment à Fallujah -, et sur l’usage d’ADM.

Hassan Jumaa, Président du Syndicat Général des travailleurs du pétrole à Bassora, après avoir rappelé que Kissinger avait projeté dès 1974 le contrôle du Moyen-Orient  par les Etats-Unis, a mis l’accent sur le fait que Bush n’a pas seulement volé son pétrole, il  a aussi détruit l’unité du pays, alors que les différentes composantes religieuses et ethniques vivaient en totale harmonie en Iraq (« Nous étions tous des Irakiens »).

Ibrahim Mousawi, éditeur d’Al Intiqad (Hezbollah) a rappelé qu’« Un homme qui défend sa terre est considéré comme un résistant dans un pays, et comme un terroriste dans un autre.»

Hanna Ibrahim a dénoncé les tortures des prisonniers, les mafias qui gangrènent le pays, le chômage  endémique (autour de 70%), la dégradation des conditions de vie des enfants et des femmes (souvent violées, tirées à vue par des snipers, forcées à se prostituer, victimes de la traite des blanches), et les crimes commis par les Escadrons de la mort qui ont déstabilisé le pays et détruisent l’identité irakienne.

Dans sa résolution finale, la conférence des délégués a insisté sur la nécessité d’un front uni des organisations anti-guerre - au-delà des appartenances politiques et religieuses - contre l’occupation de l’Iraq, de l’Afghanistan et de la Palestine, toutes les menaces israéliennes au Moyen-Orient, le plan d’agression contre l’Iran, la planification d’un nouveau coup d’Etat au Venezuela, et le projet d’installation de bases anti-missiles américaines en Europe de l’Est.

Le 21 mars 2008, date anniversaire de l’invasion de l’Irak, a été choisi comme journée internationale d’action pour exiger le retrait immédiat des troupes d’occupation en Iraq et en Afghanistan, et l’arrêt des préparatifs de guerre contre l’Iran.

                                                                                                                Joëlle Pénochet (Londres)

Sources :

http://www.stopwar.org.uk/index.php?option=com_content&task=view&id=417&Itemid=115

Bulletin des Amitiés Franco-Irakiennes n° 81 / http://gmunier.blogspot.com/

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28 novembre 2007

Retrait annoncé des 900 soldats polonais

Source : gouvernement polonais ; fiabilité : élevée

Pologne compte retirer définitivement ses soldats d'Irak en été 2008

Après la défaite électorale des conservateurs pro-américains à Varsovie, les libéraux au pouvoir ont annoncé le retrait des 900 soldats polonais qui occupent l'Irak.

L'été 2008 a été avancé comme fin de la "mission" des soldats.

Une écrasante majorité de Polonais se déclare aujourd'hui opposé à cette guerre (85 %).

C'est la fin du rôle de la Pologne comme allié important des USA. En 2003 la Pologne envoya le troisième contingent armé en Irak après les Américains et les Britanniques.

La Pologne a perdu 23 soldats en Irak.

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