observatoire de la guerre en IRAK

plus d'analyses sur http://quefaire.e-monsite.com

18 novembre 2009

CRIMES DE GUERRE A FALLUJAH

En 2004 les soldats us ont attaqué la ville de Fallujah

la presse italienne et d'autres journalistes ont prouvé que des armes au phosphore avaient été utilisé

http://www.guardian.co.uk/world/2009/nov/13/falluja-cancer-children-birth-defects

 

En septembre dernier, sur 170 enfants nés au principal l’hôpital de Fallujah, 24% sont morts la première semaine, ¾ présentaient des difformités (pas de tête, deux têtes, un seul œil, pas de membres). En 2002, dans le même hôpital, sur 530 naissances, 6 bébés étaient morts, un seul présentait des difformités.

Des médecins irakiens et britanniques mettent cause l’utilisation de phosphore blanc et de munitions à l’uranium appauvri utilisée lors des bombardements de la ville en 2004 par l’armée d’occupation. Ils demandent aux Nations unies d’ouvrir une enquête indépendante.

 

Une pétition a été lancée pour soutenir cette initiative :

http://www.petitiononline.com/hdcif/petition.html

Signature:

http://www.petitiononline.com/hdcif/petition-sign.html

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09 octobre 2009

Irak : la résistance naqshbandi

Irak : la résistance naqshbandi
par Gilles Munier  (Afrique Asie – octobre 2009 et http://gmunier.blogspot.com/ )

De l’avis du commandement américain, l’Armée des hommes de la Naqshbandiyya - Jaysh Rajal al-Tariqa al-Naqshbandiyya (JRTN) - est aujourd’hui l’organisation de la résistance irakienne qui menace le plus le régime de Bagdad. Officialisée le 30 décembre 2006, dans la nuit de l’exécution du président Saddam Hussein, elle fait partie du Commandement suprême pour le Jihad et la Libération, le front dirigé par Izzat Ibrahim al-Douri, chef du parti Baas clandestin, dont le tête est mise à prix 10 millions de dollars : mort ou vif !

Selon le général James Nixon, commandant des troupes d’occupation dans les régions de Diyala et de Kirkouk, la confrérie soufie Naqshbandiyya est entrée en résistance, dès 2003, sur les hauteurs surplombant le lac Hamrin, au nord-est de Bagdad. La guérilla y était dirigée, dit-il, par Abdurahman Naqshbandi, ancien officier de l’armée irakienne. En Irak, cela n’étonnera personne, cette famille étant connue pour son nationalisme et sa participation au renversement de la monarchie pro britannique en 1958. Le général note que la JRTN n’a rien à voir avec « Al-Qaïda en Mésopotamie », qu’elle est « bien organisée », et d’autant plus dangereuse qu’elle est « en contact avec des éléments de l’ancien régime », c'est-à-dire Izzat Ibrahim. Son logo représente d’ailleurs la carte de la Nation arabe, objectif ultime du baasisme.

Soufisme et résistance
Le soufisme a des racines profondes dans la société irakienne. Les deux principales confréries, la Qadiriyya et la Naqshbandiyya, y ont toujours été très actives. La Qadiriyya – à laquelle les ordres Rifaiyya et Caznazaniyya sont liés - tire son nom d’Abdelkader al-Gilani, théologien mort à Bagdad et enterré en 1166. Cette tariqa - voie soufie –, fut la première fondée dans le monde musulman. Elle demeure la plus importante. L’émir Abdelkader, qui s’opposa à la conquête de l’Algérie par les Français en 1830, était un de ses disciples. En Irak, le nom de Gilani est également lié au coup d’Etat anti-britannique de Rachid Ali al-Gilani et des officiers du Carré d’or, en 1941, dont l’exemple inspira le colonel Nasser et les mouvements anti-coloniaux au Maghreb. Après la prise de Bagdad en 2003, le cheikh Abdul Afif al-Gilani qui prônait l’attentisme, voire le dialogue avec les occupants, sous prétexte d’éviter que l’Irak ne sombre dans la guerre civile, s’enfuit à Kuala Lumpur pour échapper à la colère des qadiris. Un groupe d’auto-défense fut aussitôt créé pour protéger le sanctuaire d’al-Gilani des attaques des milices chiites pro-iraniennes et des salafistes d’Abou Mussab al-Zarqaoui qui traitent les soufis d’hérétiques. En avril 2006, un « Escadron Abdelkader al-Gilani » annonça sa constitution, mais on n’a guère entendu parler de lui depuis.

La Naqshbandiyya tire son nom de Baha’uddin Naqshband, théologien né en 1317 près de Boukhara. Elle se distingue des autres ordres soufis qui font remonter leur chaîne initiatique au Prophète Muhammad par Ali, son gendre et 4ème calife, en se prévalant d’enseignements secrets transmis préalablement par Abou Bakr, premier calife. La branche irakienne de la confrérie appartient à la Naqshbandiyya-Khalidiyya, du nom de son fondateur Cheikh Khalid - mort en 1857 -, originaire de Shahrazur, bourgade kurde de Mésopotamie. L’ordre qui s’implanta rapidement dans l’empire Ottoman, en Asie centrale et en Inde, s’opposa dès sa création aux déviations imposées en Perse à l’islam par la dynastie chiite safavide. Il demeure très influent dans le Caucase où l’imam naqshbandi Chamil, chef légendaire de la résistance anti-russe, fonda au 19ème siècle un Etat régi par la charia comprenant la Tchétchénie et le Daghestan.

Foi, ascétisme et guérilla
En Irak, la Naqshbandiyya s’est préparée à résister dès la fin 2002, mais n’a signé ses opérations, pour des raisons d’efficacité, que bien plus tard. C’est pourtant un commando naqshbandi qui créa la première grande panique dans la Zone verte, le 26 octobre 2003 à l’aube, en attaquant au lance- roquettes l’hôtel al-Rashid où dormait Paul Wolfowitz, n°2 du Pentagone, faisant plusieurs victimes dont un général américain. En 2004, ses moudjahidine participèrent à la bataille de Fallujah, puis à celle de Samarra. Aujourd’hui, selon les Américains, il y aurait de 2 à 3000 combattants naqshbandis, rien que dans la région de Kirkouk, qui harassent les bases américaines. Dans la conjoncture actuelle, la multiplicité des organisations de résistance apparaît à la JRTN comme une nécessité. Elle affirme qu’un commandement unique nuirait à leur capacité d’action sur le terrain, faciliterait le travail de sape des occupants. En interdisant clairement les attentats aveugles et l’exécution d’Irakiens - sauf s’il s’agit de collaborateurs - elle marque sa différence de méthode avec al-Qaïda. Mais ce qui fait la force de l’ « Armée Naqshbandi », c’est la foi religieuse, le mode de vie ascétique et le patriotisme de ses membres, son aptitude à transcender les clivages ethniques, et son encadrement composé de militaires de l’ancienne armée irakienne.

La CIA, « Le Pape » de la Casnazaniyya, et les « Rockstars »
La confrérie soufie Casnazaniyya, branche de la Qadiriyya, est connue en Irak pour ses cérémonies mystiques à la fin desquelles des derviches en extase s’entaillent la langue au rasoir, se transpercent avec des pics, ou se plantent un poignard dans le crâne. La foi qui les anime, l’insensibilité à la douleur et l’étonnante rapidité de cicatrisation des plaies, sont la preuve que Dieu - selon la secte - accomplit des miracles par l'entremise de leur cheikh. Muhammad al-Kasnazani, leur maître actuel, était connu pour ses relations avec plusieurs dirigeants irakiens, dont Izzat Ibrahim al-Douri. A la fin des années 70, il avait donné un gage de loyauté en créant une milice qui pourchassait les peshmergas de Jalal Talabani, actuel président de la République. Recruté par la CIA, sous le nom de code « le Pape », il aurait participé en 1995 à une tentative de renversement du président Saddam Hussein. D’après des documents saisis par les Américains, au siège des services secrets irakiens en 2003, Muhammad al-Kasnazani et ses fils Nehru et Gandhi – nom de code « Rockstars » - jouaient double jeu. En 2001, Muhammad, autre fils du cheikh, fut jeté en prison pour s’être alloué du pétrole de contrebande en imitant la signature de Saddam Hussein. Condamné à mort avec ses deux frères impliqués dans l’escroquerie, ils furent libérés grâce à l’intervention d’un ancien dirigeant kurde communiste, devenu soufi. Réfugiés avec leur père à Soulimaniya - sous la protection de Talabani - ils aidèrent les Américains à s’emparer de Bagdad en fournissant des listes de responsables baasistes à arrêter. Déçu de n’avoir pas été nommé ministre du nouveau régime, Nehru s’est transformé en homme d’affaires. Il a créé un quotidien, un parti politique et une société de sécurité. En 2009, il s’est offert les services d’une lobbyiste, ancien agent de liaison entre le commandement américain à Bagdad et l’armée du régime. Elle lui a ouvert les portes du Congrès américain. Depuis, Nehru se verrait bien président de la République irakienne.

Le « bon Naqshbandi » des néo-conservateurs
Attention ! Ne pas confondre la Naqshdandiyya, dont l’Armée Naqshbandi d’Irak est issue… et l’ordre Naqshbandi qui se prévaut des enseignements de Nazim al-Haqqani, mufti d’origine libanaise. Ce courant soufi groupusculaire, mais très présent sur le Web, est dirigé aux Etats-Unis par Hisham al-Kabbani, son gendre. Véritable coqueluche des « Vulcains » - lobby néo-conservateur comprenant notamment Condoleeza Rice, Paul Wolfowitz et Richard Perle – ce religieux s’est fait un des chantres du renversement de Saddam Hussein, puis de la guerre contre le terrorisme. En octobre 2003, Kabbani a participé, à Washington, à une réunion du Centre Nixon pour utiliser le soufisme comme soutien des visées américaines au Proche-Orient et en Asie centrale. Y participaient, entre autres, l’orientaliste pro-israélien Bernard Lewis, Dick Cheney, Jebb Bush – frère du président - , Zalmay Khalizad – futur ambassadeur américain en Afghanistan, puis en Irak - et Eliott Abrams, anti-palestinien viscéral chargé par W. Bush… de faire « progresser la démocratie dans le monde ». Affirmant qu’aux Etats-Unis « 80% des mosquées », sont tenues par des extrémistes, Kabbani s’est autoproclamé « guide mondial de l’Ordre Naqshbandi » et a créé un « Conseil islamique suprême d’Amérique» (ISCA) dont il s’est fait élire président. Hedieh Mirahmadi, ancien conseiller de l’ambassade des Etats-Unis à Kaboul, et membre fondateur du « Comité pour le danger présent » créé en juillet 2004 pour sensibiliser l’Administration étasunienne à la « menace islamiste », en est le directeur. Qu’en est-il depuis ? On ne fera croire à personne que la CIA a abandonné son programme d’instrumentalisation des sectes musulmanes après le discours du Caire de Barack Obama, le 4 juin dernier.


Jaysh Rajal al-Tariqa al-Naqshbandiyya (JRTN) - vidéos :
http://www.liveleak.com/browse?tag=Jaish%20Al-Nakshabandia
http://www.liveleak.com/browse?tag=alnakshabandia-army

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20 août 2009

Vague d'attentats à Bagdad : 95 tués

Source : AFP Bagdad

Au moins 95 personnes ont été tuées et plus de 550 blessées mercredi dans un double attentat visant deux ministères à Bagdad.

Il s'agit de la journée la plus meurtrière dans Bagdad depuis le 1er février 2008, où 98 personnes avaient été fauchées par un attentat dans un marché populaire. Les autorités irakiennes ont aussitôt accusé les baassistes, membres du parti Baas au pouvoir sous l'ancien président Saddam Hussein, aujourd'hui dissous, et les extrémistes d'avoir perpétré les attaques contre les ministères des Affaires étrangères et des Finances.

"Dans les deux attaques, 95 personnes sont mortes et 563 ont été blessées", a affirmé un responsable du ministère de l'Intérieur. L'attentat le plus meurtrier s'est produit dans le centre-ville où un camion piégé a explosé devant le ministère des Affaires étrangères, à quelques mètres de l'entrée de la zone verte.

Une cinquantaine de personnes y ont été tuées et plus de 200 blessées, selon un dernier bilan des ministères de l'Intérieur et de la Défense. Un autre camion rempli d'une tonne d'explosifs, garé dans le même quartier que celui des Affaires étrangères, a été repéré et les explosifs désamorcés quelques minutes avant l'explosion prévue, a indiqué la police.

La seconde attaque, un attentat-suicide au camion piégé, a visé le ministère des Finances. "Un kamikaze a fait sauter son camion frigorifique avec 1,5 tonne d'explosifs à proximité du ministère. Cette attaque criminelle montre que les terroristes visent les infrastructures du pays et les civils", indique un communiqué du ministère des Finances. Le camion se trouvait sur le pont d'une voie rapide reliant le nord au sud de la capitale. Un tronçon de 30 mètres du pont s'est effondré et des voitures ont été précipitées dans le vide, selon un policier. C'est la seconde fois depuis 2007 que ce ministère est visé. "Plusieurs directeurs généraux du ministère sont hospitalisés dans notre établissement", a affirmé le responsable de la Cité médicale, sous couvert de l'anonymat.

Par ailleurs, une voiture piégée a explosé dans l'ouest de Bagdad et deux obus de mortier sont tombés dans la zone verte et un troisième à l'extérieur, sans faire de victime.

Ces attaques et le nombre élevé de civils tués montrent que le gouvernement de Maliki ne maîtrise pas encore la situation depuis le retrait des forces américaines des villes fin juin 2009.

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Des rebelles soufis inquiètent les Américains dans le nord de l’Irak

Source : L’Orient / Le Jour (Liban) mercredi, août 19, 2009 (tranmis par G. Munier)

 

Le groupe de Nakshabandia est formé de baassistes nostalgiques et d'anciens officiers.

Ezzat al-Douri, toujours activement recherché par les occupants

Des insurgés soufis, dirigés notamment par l'ancien bras droit de Saddam Hussein, l'insaisissable Ezzat al-Douri, sont devenus un des principaux sujets d'inquiétude des forces américaines et irakiennes dans le nord de l'Irak. Ce groupe dénommé Jaish Rijal al-Tariqa Nakshabandia (JRTN), qui signifie l'Armée des adeptes de Nakshabandia, compte des Arabes, des Kurdes et des Turcomans, est en train de prendre l'ascendant sur el-Qaëda en dénonçant les exactions commises par les affidés d'Oussama Ben Laden. « Ce groupe risque d'être une sérieuse menace durant longtemps pour les autorités », confie à l'AFP le commandant Chuck Assadourian, chef du renseignement de la 2e brigade de la première division de cavalerie de l'armée américaine à Kirkouk. « C'est le plus grand danger », renchérit le chef de la police de la province, le général Jamal Taher Bakr.

Le Jaish Rijal al-Tariqa Nakshabandia dénonce les attaques suicide et al-Qaïda


La JRTN a été formellement constituée fin 2006, la nuit de l'exécution de l'ancien dictateur, et ses meneurs sont des dignitaires baassistes comme Ezzat al-Douri ou l'ancien ministre de l'Intérieur Mohammad Younès, explique le commandant américain. Ils ont choisi d'emprunter leur nom à un ordre soufi originaire du sous-continent indien et implanté dans le nord de l'Irak depuis deux siècles, car beaucoup d'habitants de la région affirment suivre cette école mystique islamique.


Constituée de nostalgiques du parti Baas et d'anciens officiers, la JRTN affirme publiquement être contre les attentats-suicide et affiche dans ses communiqués son opposition aux attaques contre les civils et les policiers, ce que réfutent avec vigueur les forces de sécurité irakiennes.


Si les attentats les plus sanglants portent le label d'el-Qaëda, les Nakshabandia, présents aussi dans la province de Salaheddine, berceau familial de Saddam Hussein, sont spécialisés dans le lancer de grenades et les bombes cachées sur le bord des routes, selon le commandant Assadourian.


Pour l'officier américain, la bataille sera longue et la victoire passe par la réconciliation politique avec les anciens baasistes et une meilleure représentation politique des sunnites, qui avaient boycotté les élections générales de 2005. « Il doit y avoir une véritable volonté politique d'intégrer les nombreux technocrates de l'ancien régime, car l'interdiction faite à beaucoup de baassistes d'occuper des postes de responsabilité crée une situation conflictuelle », assure le commandant américain.

 

 

16 août 2009

Des minorités visées dans la région de Mossoul...

Le gouvernement régional kurde et les dirigeants sunnites de la province de Ninive s'accusent d'être derrière les récents attentats qui ont visés des minorités ethno-religieuses dans cette région.

Un "grand Kurdistan" est-il un danger pour les non kurdes ?

En effet des Yésidis, des Chabaks, des Chrétiens et autres Turcomans sont des minorités qui vivent dans la zone entre les Kurdes (nord) et les Arabes sunnites (est). Plusieurs attentats ont tués des centaines de civils depuis des années dans cette région...

Les nationalistes kurdes revendiquent ces territoires et sont accusés de faire pression sur les minorités pour qu'elles fuient ou demandent la "protection" de soldats kurdes.

"Nous regrettons de voir les dirigeants de la liste al-Hadba (sunnite) s'opposer aux principes de la démocratie et de la coexistence pacifique en accusant la région du Kurdistan d'être partie prenante des dernières attaques terroristes à Ninive", affirme dimanche un communiqué du gouvernement kurde. Le 10 août, deux camions piégés, garés à quelques centaines de mètres l'un de l'autre, ont ravagé à une minute d'intervalle au petit matin le village de Khaznah, faisant 28 morts et 155 blessés : 35 maisons ont été détruites dans cette localité prospère où vivent 3 500 chabaks, en majorité des commerçants et des agriculteurs. Cette secte kurdophone, chiite ou sunnite, d'environ 30 000 personnes est dispersée dans une cinquantaine de villages de cette province.

"Nous avons été patients jusqu'à présent pour préserver la tranquillité et la stabilité et pour les empêcher de nous entraîner dans une confrontation aux conséquences terribles", ajoute le porte-parole kurde.

Ces violences aux commanditaires floues se déroulent sur fond de revendications kurdes qui s'opposent aux provinces sunnites et au gouvernement de Bagdad las des manifestations d'indépendance des Kurdes.

Les Kurdes les plus extrémistes ou les plus cyniques comme les partisans du désordre peuvent être derrière ces attentats d'une rare violence...

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03 août 2009

Un colonel us parle

Source : http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2009/08/irak-le-ressentiment-dun-colon.html



avec des amis comme Maliki, pas besoin d'ennemis...

Le colonel Reese, gradé de poids en Irak, a rendu public une lettre qui traduit la lassitude de nombre de soldats us en Irak 6 années après la chute de Bagdad.

Il constate la fin de la rébellion organisée mais surtout critique l'attitude du "gouvernement" irakien qui n'a de relations avec les occupants que pour se fournir en armes et en matériel !

Depuis le retrait des forces us des villes, les autorités de Bagdad sont très distantes avec les occupants...

Face à cette situation, le colonel Reese propose d'accélérer le retrait, faute de quoi des incidents pourraient déraper entre "gouvernement" et occupants.

Extraits :

"Compte tenu de l’interprétation que fait le gouvernement irakien de l’accord de sécurité, les troupes américaines sont aujourd’hui en danger. L’Irak n’est pas réputé pour bien traiter, même ses soi-disant invités. Le danger qu’un incident violent rompe notre partenariat a considérablement augmenté depuis le 30 juin. Une telle rupture nous obligerait à un départ non planifié, qui mettrait en danger nos intérêts à long terme en Irak, et ruinerait les acquis que nous avons obtenus depuis 2003.

Les remarques qui vont suivre se fondent sur mon expérience dans la province de Bagdad, mais ce que je sais de la situation ailleurs suggère que le même constat peut y être dressé.

L’absence de progrès dans la fourniture des services à la population et en matière de bonne gouvernance est maintenant si manifeste qu’il est clair que notre présence ne nous permet plus de conduire les Irakiens dans la bonne direction. Les principaux problèmes sont :

- L’inefficacité et la corruption dans les ministères. La campagne anti-corruption n’est guère plus qu’un outil de propagande pour Maliki.

- L’échec du gouvernement pour améliorer l’infrastructure électrique, l’exploration, la production et l’exportation du pétrole.

- Une violence et des intimidations rampantes aussi bien dans les institutions civiles que chez les militaires.

- Notre vice-président, Joe Biden, a reçu début juillet un accueil plutôt froid lorsqu’il s’est entendu dire publiquement que les affaires intérieures de l’Irak n’étaient plus du domaine des Américains.

Le renforcement des forces de sécurité irakiennes (FSI) est beaucoup plus lent que ce que nous attendions, compte tenu des efforts et de tout l’argent que nous avons investi. A partir de 2004, nous avons modelé les FSI en une force de combat. Elles sont arrivées au point où elles ont vaincu l’insurrection organisée, même si elles sont à peine auto-suffisantes. C’est un succès remarquable, dont beaucoup doivent être fiers.

(...)

- La corruption parmi les officiers est grande.

- Le népotisme est rampant dans les nominations. La paresse est endémique. Il en résulte un manque d’initiative généralisé.

Depuis le début des renforts américains en 2007, le ministère de la Défense et le Commandement des Opérations à Bagdad sont incapables de garantir l’accord du Premier ministre sur leurs actions. Ils sont incapables d’affronter les partis politiques chiites. Incapables de faire régner la discipline parmi leurs troupes. Enfin incapables d’honorer leurs engagements vis-à-vis de nous.

Comme l’a dit Maliki, le 30 juin représente « une grande victoire » sur les Américains et « un changement fondamental » dans leur partenariat avec nous. De récents événements le montrent :

- Le commandement irakien impose unilatéralement des restrictions aux forces américaines, même si c’est en violation du pacte de sécurité.

- Des incidents dans la « Zone internationale » ont eu lieu récemment. Les FSI n’ont pas hésité à passer en force à un barrage, dont elles ont pris le contrôle entre le 1er et le 4 juillet.

- La froideur soudainement manifestée vis-à-vis des conseillers américains, tandis que d’autres ne sont plus invités à participer à des réunions.

- La justice qui se dit prête à libérer des individus détenus, qui avaient attaqué des soldats américains.

 

Nous sommes face à la quadrature du cercle. Nous faisons des opérations de soutien à un gouvernement qui ne réclame plus notre aide, tandis que dans le même temps ces opérations continuent de générer une opposition de la part de groupes qui les utilisent comme un joker pour la conquête du pouvoir, dans un Irak post-occupation.

Certes, le gouvernement et les FSI vont continuer de « presser » les Américains pour qu’ils leur fournissent ce dont ils ont besoin jusqu’à la fin 2011. Mais ils vont tout faire pour réduire notre soutien à la sécurité et aux réformes politiques pourtant indispensables au redémarrage du pays. Ils vont nous tolérer aussi longtemps qu’ils vont pouvoir sucer les glandes mammaires de l’Oncle Sam.

Aujourd’hui, le potentiel de violence irakienne contre nous est élevé, et il va augmenter de jour en jour. De part et d’autre, le ressentiment va enfler, jusqu’à ce qu’un violent incident vienne crever l’abcès. Si cela devait arriver, cela ruinerait notre partenariat avec les Irakiens, et nous forcerait à partir dans des conditions très défavorables.

La réalité a changé plus vite que nous le prévoyons depuis la signature de notre accord de sécurité avec les Irakiens. Nous avons maintenant un gouvernement Maliki qui a trouvé son équilibre et pense qu’il peut conduire le tandem tout seul. Notre présence sur le siège arrière leur cause du ressentiment. On doit descendre avant que nous chutions, tous les deux.

Par conséquent, les Etats-Unis doivent déclarer leur intention de retirer toutes leurs forces militaires d’Irak, d’ici à août 2010. Ce ne serait pas un changement radical, mais une accélération de nos plans de quinze mois seulement. Le gouvernement irakien ne serait pas pour autant renversé par la guérilla, comme ce pouvait être le cas entre 2006 et 2008. Al-Qaida est devenu très faible, et il n’y a plus d’insurrection organisée.

Pendant cette période de retrait, les Etats-Unis et l’Irak doivent définir un nouvel accord de partenariat stratégique, qui prévoirait une présence militaire américaine durable dans une à trois bases (d’entraînement, aériennes, et près de centres stratégiques). Cela nous éviterait les complications liées aux effets résiduels de l’invasion et de notre occupation de l’Irak. »

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01 août 2009

Juillet 2009 : on meurt toujours en Irak...

Un homme marche au milieu des carcasses de voitures détruites par l'explosion de la bombe près de la mosquée de Zafaraniyah à Bagdad.

Attentats contre des mosquées chiites

source : http://www.lefigaro.fr/international/2009/08/01/01003-20090801ARTFIG00122-vague-d-attentats-contre-six-mosquees-chiites-en-irak-.php

Seuls 7 soldats us ont perdu la vie en Irak ce mois-ci. Et seuls 4 ont été tués lors de violences.

Le retrait des villes et l'alliance avec certains anciens rebelles expliquent ce bilan qui, rappelons-le, démontre aussi la faillite de l'occupation.

Côté irakien 45 soldats ont perdu la vie et 150 civils. A la fin du mois des mosquées chiites ont été visées par des attentats (26 morts).

Les troupes britanniques ont quitté le pays, à l'exception de quelques conseillers qui pourraient "former" la marine irakienne. A. Blair avait été un partisan de la guerre et avait envoyé plus de 45 000 soldats sur place.

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16 mai 2009

Mentalité des soldats us de base...

Source : Le Monde  ( http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/05/15/les-soldats-americains-frustres-par-les-tactiques-de-la-contre-insurrection_1193461_3216.html )

racisme anti-Obama présent dans l'armée us

Le journaliste du Monde, R. Ourdan, a rencontré des soldats américains en Afghanistan. Ils étaient basés en Irak et livrent leur scepticisme devant la nouvelle stratégie d'Obama (s'allier à lal population contre les extrémistes).

Si des officiers font preuve de lucidité et d'intelligence, les soldats de base restent, eux, très "terre-à-terre".

Extraits : Ces soldats sont avant tout des guerriers, qui regrettent que les talibans les affrontent rarement en combat direct. "En Irak, c'était la vraie guerre. A Fallouja, on les a écrasés. Ici, on voit rarement un taliban. Il faut patrouiller dans ces putains de villages, sourire à ces putains d'Afghans, tenter de se faire aimer, alors qu'ils rêvent de nous planter un couteau dans le dos", pense un soldat. "Cette guerre, on ne la gagnera jamais comme ça. Nous, on est là pour combattre les ennemis des Etats-Unis. Puisqu'on nous dit maintenant que les talibans et Al-Qaida sont au Pakistan, alors allons les affronter au Pakistan", renchérit son camarade. "Ouais, et avant de partir, peut-être qu'on devrait transformer l'Afghanistan en parking. Lâcher des bombes de quelques tonnes ! Ça les calmera", suggère un troisième homme. Autour du blindé positionné au sommet d'une colline, les soldats rigolent.

ou encore : ""Ne mentionne jamais le nom d'Obama devant moi ou je sors mon flingue !", dit un soldat. Un sergent exhibe une gourde "Obama 08" sur laquelle le président apparaît dessiné en singe."

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03 mai 2009

Hausse des violences en avril 2009

Avril 2009 est le mois le plus meurtrier pour les civils en Irak depuis début de l'année. Ce sont les autorités irakiennes qui l'ont reconnu.

visite "surprise" d'Obama en Irak en avril

un mois qui reste le plus violent depuis le début de l'année 2009

Le nombre des victimes civiles a augmenté considérablement en avril en Irak par rapport à des mois précédents : au moins 355 Irakiens ont été tués en avril (contre 252 en mars). Plusieurs attentats ont visé les mosquées chiites, ces seules violences ont fait des dizaines de morts (environ 70).

Du côté des forces d'occupation toujours présentes 18 soldats américains ont été tués en avril (soit environ 0,6 soldat tués par jour), portant le nombre des militaires américains tués dans le pays à près de 4 281 depuis le début de l'invasion américaine en 2003, selon un  décompte établi par des médias indépendants.

Là aussi avril constitue le mois le plus meurtrier pour l'armée américaine depuis début de l'année 2009.

L'Iran a aussi bombardé des sites kurdes en territoire irakien, des bases de séparatistes.

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16 avril 2009

Libérations et violences

la plupart des prisonniers détenus par les Américains furent arrêtés sans ménagement et sans preuves

Dans le cadre de la prétendue "réconciliation nationale" et surtout pour vider leurs prisons pleines de gens arrêtés souvent au hasard les Américains relâchent des prisonniers. Parfois des irakiens gouvernementaux arrêtent aussitôt les ex détenus...

Depuis le début du mois, l'Irak a connu une série d'attentats qui ont causé la mort de 70 personnes et blessé près de 300 autres. La situation n'est donc pas vraiment stabilisé, en tout cas, pas plus que dernièrement.

Depuis le début de l'année, l'armée américaine a déjà relâché 20 % des 15 000 Irakiens incarcérés dans ses geôles parfois secrètes.

En début de semaine, la localité sunnite de Tarmiya, ancienne place forte d'Al-Qaïda au nord de la capitale, devait accueillir 50 détenus mais elle n'en a reçu que 32 en raison de ces mandats d'arrêt de dernière minute. En vertu de l'accord de sécurité signé en novembre par Washington et Bagdad, les Américains doivent remettre aux Irakiens les prisonniers représentant un danger et libérer les autres. Mais le processus est complexe car une commission mixte détermine si le détenu mérite ou pas de retrouver sa liberté.

Sur sa chaise, Abdelrahmane Khalil attend anxieusement de voir son fils de 28 ans, arrêté il y a deux ans. Mais quelques minutes plus tard, il sort de la pièce en s'efforçant de ne pas pleurer. "Il n'est pas là. La prochaine fois peut-être. Si Dieu le veut", dit-il en serrant ses mâchoires.

Rappelons que la plupart de ces prisonniers ont été (ou sont encore) détenus sans preuves et sans incumpation. Ils risquent aussi d'être liquidés par les "autorités" irakiennes...

Posté par terouga à 16:42 - Combats, violences - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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