Source : Le Monde et presse us

une des photos montrant les supplices infligés aux détenus d'Abou Graïb (Irak) au début de l'occupation.

L'armée américaine a secrètement transféré plus de 200 prisonniers étrangers, capturés en Irak dans les rangs de la guérilla, vers l'Arabie saoudite, l'Egypte et d'autres pays, pour leur confier la détention et les interrogatoires des prisonniers (source : le New York Times dans son édition du jeudi 28 août 2008).

Au total, quelque 214 détenus en Irak et au moins deux en Afghanistan ont été envoyés vers leur pays d'origine en quatre ans, selon le quotidien, qui cite des responsables militaires américains s'exprimant sous couvert d'anonymat. Les prisonniers n'auraient été rapatriés vers leur pays d'origine qu'après leur passage dans un centre de détention géré par les Américains, ce qui signifie que leur nom a été répertorié par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Ils auraient été livrés aux services de renseignement des différents pays. La connaissance de la langue maternelle des prisonniers et de leur culture rendrait, selon les officiels, les Saoudiens ou les Egyptiens plus aptes à mener les interrogatoires et à agir sur les réseaux islamistes actifs dans leur propre pays.

Ces transferts ont aussi pour but de permettre la torture des prisonniers car les autorités us savent que, tôt ou tard, les tribunaux américains vont condamner la torture. La Cour suprême, pourtant dominée par des juges conservateurs, a plusieurs fois dénoncé les patiques du gouvernemnt Bush en matière d'interrogtoire, y compris à Guatanamo. Ces pratiques de délocalisations des supplices permettent d'éviter des poursuites directes aux USA.

En Arabie Saoudite comme en Egypte les pires tortures sont courantes dans les divers services de "sécurité".

L'armée américaine détiendrait encore quelque 170 prisonniers étrangers sur le sol irakien, dont plus d'une trentaine d'Egyptiens et une vingtaine de Syriens et de Jordaniens. Ils étaient 465 au total en décembre 2005