25 avril 2008
le "procés" de T. AZIZ annoncé
Source : Gilles Munier

Tarek Aziz, affaibli lors du "procés" de S. Hussein
AMITIES FRANCO-IRAKIENNES
29 AVRIL 2008 :
OUVERTURE DU PROCÈS DE TAREK AZIZ
et de 7 autres dirigeants irakiens
Déclaration de Gilles Munier, Secrétaire général
J’ai appris que le procès du Vice-Président irakien Tarek Aziz s’ouvrira le mardi 29 avril 2008. Il sera jugé ainsi que et de 7 autres dirigeants irakiens, parmi lesquels deux demi-frères de Saddam Hussein, le directeur de la Banque centrale et un ancien ministre des Finances.
Alors qu’aucune charge n’était retenue contre lui depuis son arrestation en avril 2003 par les troupes américaines, il est brusquement accusé d’avoir participé - en 1992 - à la décision de pendre 42 commerçants irakiens condamnés à mort pour avoir augmenté le prix de denrées alimentaires tandis que la population souffrait de l’embargo international.
Me souvenant de ces événements survenus lors d’un de mes multiples séjours en Irak, je tiens à préciser que le commerce n’était pas du ressort de Tarek Aziz et que l’ordre d’exécuter la sentence n’a pas été pris à son niveau.
Le procès étant présidé par le juge Raouf Abdul-Rahman, qui a condamné le Président Saddam Hussein à mort en 2006, il faut s’attendre à une parodie de justice suivie d’exécutions sommaires.
Pour commencer, Maître Badie Aref, son avocat, ne pourra pas le défendre. Menacé de mort, il s’est réfugié en Jordanie après que les Américains l’aient prévenu qu’ils n’assureraient plus sa protection. En Irak, cela signifie le risque d’être enlevé, torturé et tué dans des conditions horribles, comme cela a été le cas de Khamis Al-Obeidi, un des avocats du Président Saddam Hussein.
Parmi les accusés se trouve Mizban Khidr Hadi, membre du Conseil de Commandement de la Révolution. Je l’ai rencontré à Bagdad, un soir de septembre 1990, pendant la crise dite des otages précédant la première guerre du Golfe. Je lui avais demandé d’intervenir pour la libération de 9 Français dont j’avais remis la liste des noms au Vice-président irakien Taha Yassin Ramadan. Mizban avait fait en sorte que la demande soit étudiée en priorité, faisant placer le dossier sur le haut de la pile des affaires urgentes traitées par Président Saddam Hussein. Ils ont été autorisés à quitter Bagdad quelques jours plus tard.
Le procès de Tarek Aziz et des 7 dirigeants irakiens est illégal. Il viole notamment les conventions de Genève de 1949. Qui parmi les chefs d’Etats, arabes ou non, osera condamner cette atteinte portée au traitement des prisonniers de guerre ?
Quelles vont être les réactions des personnalités françaises, européennes ou russes qui connaissent bien le Vice-Président irakien? Auront-elles le courage d’intervenir en sa faveur ?
Qu’on ne nous parle surtout pas, concernant la défense de Tarek Aziz, de « solidarité chrétienne ». Elle n’existe pas. L’embargo et la guerre d’Irak ont signé la disparition de cette communauté religieuse dans l’indifférence quasi générale.
La libération de Tarek Aziz et des prisonniers politiques irakiens doit être exigée au nom des droits de l’homme. Les dirigeants chiites pro-iraniens et les officiers américains qui se rendraient complices de leur assassinat seront passibles d’une cour de justice spéciale pour crime de guerre. Il faut le leur signifier.
Rennes, le 25 avril 2008
Qui connait Ted Westhusing ?
Source : http://www2.canoe.com/infos/chroniques/jacqueslanctot/archives/2008/04/20080424-231905.html
La presse canadienne commente le prochain film Body of War , un récit sur la politique américaine qui débute juste après le 11 septembre.
Or ce film parle aussi de Ted Westhusing, un gradé américain qui se suicide en Irak. Extrait :

Par ailleurs, selon le journal The Independant, on raconte qu’au 30 mars 2007, 687 vétérans des guerres en Irak et en Afghanistan s’étaient suicidés, soit pendant qu’ils étaient en service, soit après leur retour aux États-Unis.
En 2004, Ted Westhusing s’est lui aussi porté volontaire en Irak. Il était docteur en philosophie, spécialisé en éthique, et il voulait étudier, justement, les comportements humains dans les zones de combats. Il laissa temporairement sa femme et son enfant et partit en Irak après être passé par les meilleures écoles militaires où il devint un haut gradé de l’armée américaine. Il croyait, lui aussi, comme des milliers d’autres Américains, qu’il fallait défendre la patrie contre le terrorisme. C’est ce que son président n’avait cessé de lui répéter. Mais ce qu’il découvrit là-bas, en Irak, lui fit rapidement perdre ses illusions.
Ce n’était plus les nobles idéaux patriotiques qu’il fallait défendre, mais bien un système de corruption généralisée. Il eut beau alerter ses supérieurs, rien n’y fit. Il en fut profondément dégoûté, non pas tant par les scènes de destruction, les atrocités et les abus de toutes sortes qu’il pouvait observer, sinon par le je-m'en-foutisme total qu’il découvrait chez les officiers de haut rang, dont les généraux Joseph Fil et David Petraeus. C’est ce dernier qui vient de demander à G. W. Bush de suspendre temporairement le retrait de troupes en Irak et d’allonger encore 100 milliards de dollars.
Un an après son arrivée à Bagdad, le 5 juin 2005, Ted Westhusing, cet homme d’honneur qui avait le malheur de réfléchir plutôt que d’obéir bêtement, s’est suicidé. C’était le plus haut gradé à mourir en Irak. Il avait 44 ans. Avant de mourir, il a adressé une lettre de quatre pages aux deux généraux en question:
« [...] Je ne peux supporter de faire partie d’une mission qui s’appuie sur la corruption, les abus des droits humains et les mensonges. Je me sens souillé. Je ne me suis pas porté volontaire pour défendre la corruption ou les profits énormes que réalisent les entrepreneurs et je ne suis pas intéressé à travailler pour des commandants qui ne pensent qu’à eux-mêmes. J’étais venu pour servir honorablement mon pays et je me sens maintenant déshonoré. [...] Je préfère mourir plutôt que de supporter encore longtemps ce déshonneur. La vérité est essentielle pour moi, mais je ne sais plus qui il faut croire maintenant. [...] Regardez-vous, messieurs les commandants. Vous n’êtes pas ce que vous croyez être, et je le sais. [...] »
(Pour en lire plus sur le sujet : www.texasobserver.org/article.php?aid=2440).
À l’heure qu’il est, on se demande si ce colonel n’aurait tout simplement pas été «suicidé», tant il s’était fait d’ennemis parmi les hauts gradés et les entrepreneurs véreux qui font la loi et l’ordre en Irak. Si on n’a pas encore pu identifier avec précision qui a tué John F. Kennedy, imaginez ce qu’il en sera avec le colonel Ted Westhusing.
23 avril 2008
5 soldats us tués dans plusieurs attaques

Alors que les occupants et leurs alliés chiites continuent de lutter contre les miliciens sadristes cinq militaires us ont été tués depuis lundi dans des violences en Irak.
Selon un responsable du ministère irakien de l'Intérieur, 10 personnes ont été tuées et 17 blessées en fin d'après-midi dans la chute d'obus de mortier dans le faubourg de Sadr City, un responsable du "ministère" irakien de la Défense et des habitants ont attribué ces morts à un raid aérien américain.
Le commandement américain, après l'avoir démenti, a reconnu avoir effectué un raid aérien sur Sadr City.
Parallèlement, l'armée américaine a annoncé la mort depuis lundi de 5 de ses militaires: deux ont trouvé la mort près de Ramadi (ouest) dans l'explosion d'une bombe, un a été tué à Bassorah (sud) et deux autres ont perdu la vie dans l'explosion d'une bombe dans la province de Salaheddine.

17 avril 2008
TROIS guerres civiles en Irak
Un article de fond qui analyse la réalité des problèmes de l'Irak :

Juan Cole
Le journaliste américain Juan Cole du Boston Globe pointe trois guerres civiles :
- autour de Bassorah où les factions chiites se disputent un pôle économico-pétrolier central.
- dans Bagdad où les Chiites chassent les Sunnites
- au Kurdistan où la Turquie menace et intervient pour qu'aucun Etat kurde ne voit le jour avec ou sans Kirkouk.
Le texte traduit en français : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1922
11 avril 2008
Multiplication des agressions contre les Sadristes
Source : AFP Bagdad, http://afp.google.com/article/ALeqM5i7fCXnbmgWRuM9rGFjtPn498oBhQ

manifestation de Sadristes
Depuis plusieurs jours les quartiers et les hommes fidèles à Sadr son visés par des attaques de l'armée us et de ses alliés du "premier ministre" Maliki.
De plus, l'un des principaux leaders du mouvement de Moqtada Sadr a été assassiné vendredi à Najaf (ville chiite), risquant de relancer les violences entre militaires américains, alliés des forces "gouvernementales" irakiennes, et miliciens sadristes.
Riyad Al-Nouri, qui dirigeait la représentation locale du mouvement sadriste dans la ville sainte chiite, a été tué en rentrant à son domicile après la prière, par des assaillants qui ont pris la fuite. La façon d'opérer ressemble à certaines milices pro-iraniennes.
M. Nouri était l'un des hauts dirigeants du mouvement sadriste au niveau national, et lié par des liens familiaux à Moqtada Sadr qui a demandé une enquête du gouvernement irakien de Nouri al-Maliki. Ce dernier a condamné dans un communiqué cet "assassinat brutal".
Immédiatement après ce meurtre, un couvre-feu total a été imposé jusqu'à nouvel ordre sur la ville sainte.
Cet assassinat intervient dans un contexte de violences entre l'Armée du Madhi de Sadr et le "gouvernement" de Maliki, soutenu par Washington, qui tente d'imposer par la force le démantèlement de la milice de Moqtada Sadr qui se présente comme une force d'auto-défense.
Les "forces de sécurité" irakiennes, appuyées par les troupes américaines, avaient mené du 25 au 30 mars une vaste offensive à Bagdad, Bassorah et dans plusieurs villes du sud chiite contre, selon le gouvernement, des éléments "criminels" de l'armée du Mahdi.
Après une semaine de calme relatif, ces affrontements ont repris le 6 avril à Sadr City, quartier populaire chiite dans le nord-est de la capitale. Au moins 75 personnes ont été tuées en une semaine, dont près d'un tiers par des tirs de snipers, selon une source médicale.
La ligne de front qui sépare les belligérants est située dans le sud-ouest de Sadr City. Ce secteur est totalement déserté et sous le feu permanent des snipers des armées américaine et irakienne, a-t-on constaté.
De nombreux civils y ont été tués par les snipers américains, selon les témoignages de personnes vivant à proximité. Sadr City est également la cible quotidienne de frappes aériennes américaines, menées par des hélicoptères, des drones ou des avions de chasse à haute altitude, qui visent des "criminels", selon la coalition.
Selon les habitants, les combattants de l'armée du Mahdi ont stoppé, en truffant les rues d'engins piégés, l'avancée vers le centre du quartier des soldats américains, qui pourraient aussi avoir choisi délibérément de suspendre leur progression.
La veille, le mouvement sadriste a dénoncé le "siège" imposé par le Premier ministre Maliki et ses alliés américains à Sadr City, s'alarmant même d'une prochaine "catastrophe humanitaire" à mesure que les stocks alimentaires s'amenuisent dans le quartier.

un partisan de Sadr manifeste contre Maliki
07 avril 2008
Qui était Nicolas BERG ?
Source : http://www.afrique-asie.fr/images_articles//29/irak.pdf ; http://www.afrique-asie.fr
Très bon texte de G. Munier dans le dernier numéro de la revue Afrique-Asie, brillante démonstration des manipulations qu'orchestrent les occupants autour de Al-Qaïda en Irak...
Un extrait plus que troublant sur le dossier Nicolas Berg :

extrait de la video montrant l'assassinat de N. Berg
La fabrication du " Ben Laden irakien " La question de la vraisemblance de la vidéo où Cheikh Abou Moussab Al-Zarqaoui " abat un infidèle américain " - Nicolas Berg, 26 ans - s’est rapidement posée. D’abord, parce que l’égorgeur portait une cagoule, mais signait son meurtre. Ensuite, parce James Raxton, du département Action psychologique de la CIA, déclarait sur CNN, avoir monté le sujet avec deux agents du Mossad. Il eut beau se rétracter trois heures plus tard, et Donald Rumsfeld, soutenir que l’officier avait des problèmes psychologiques, le doute était installé. D’autres invraisemblances sautaient aux yeux : Zarqaoui se portait comme un charme. La CIA l’avait dit gravement blessé à la jambe lors du bombardement de Tora Bora en Afghanistan, puis amputé après celui du camp d’Ansar Al-Islam au Kurdistan irakien en mars 2003. Allahu Akbar Mujahideen, regroupement d’organisations de résistance, le déclarait mort, sa jambe artificielle l’ayant empêché de fuir. Pour les Irakiens, le tueur n’était pas Zarqaoui. Un salafiste convaincu ne porte pas de bracelet en or. C’est harâm, interdit, selon plusieurs hadith du Prophète Muhammad. Il n’aurait pas manqué, non plus, de mettre en avant la judaïté de sa victime. La vue de Nicolas Berg, en tenue de prisonnier de Guantanamo, sur une chaise semblable à celles de la prison d’Abou Graieb, donnait l’impression d’une psyOps ayant mal tourné. Le mystère s’est encore épaissi quand la presse américaine a découvert qu’il avait été interrogé par le FBI dans l’enquête sur les attentats du 11 septembre : son e-mail et son mot de passe étaient dans l’ordinateur de Zacarias Moussaoui, accusé de complicité avec les terroristes. Curieusement, Berg, juif orthodoxe pro Bush, entrepreneur en télécommunications, était arrivé en Irak… via Tel-Aviv, à la recherche de contrats. Grand blond, il voyageait seul, sans protection. Selon le Herald Tribune, la police irakienne l’avait arrêté brièvement à Diwaniya, au sud de l’Irak, le prenant pour un agent iranien. Il avait dans ses bagages des livres sur l’Iran et des documents en persan. Le 24 mars, nouvelle arrestation à Mossoul, cette fois comme espion israélien. Le tampon en hébreu sur son passeport et la découverte dans sa valise d’un Coran et de livres antisémites, intriguaient les policiers. Emprisonné, le FBI l’avait de nouveau interrogé sur ses accointances douteuses. Son contact à Bagdad, " Joe Aziz ", avait été impliqué à Philadelphie dans un trafic de drogue lié à la maffia russe et le nom de son père, militant pacifiste, était sur une liste d’" ennemis des Etats-Unis " diffusée par Free Republic, une organisation néo conservatrice extrémiste. Un vrai méli-mélo… Après la mort de Berg, les Américains maintiendront qu’il avait été incarcéré 13 jours dans une prison irakienne, alors qu’elle était administrée par les forces d’occupation. Relâché le 6 avril, il s’installa au Fanar Hotel, ancien siège d’organisations humanitaires transformé en auberge de la CIA. Le 10, il annonça à ses parents son retour aux Etats-Unis via Amman. Personne ne sait ce qui s’est passé ensuite. Le 8 mai, on trouva son corps au bord d’une autoroute, près de Bagdad. Le crime ne sera sans doute jamais élucidé, surtout s’il s’agit d’une opération des Forces spéciales US. N’empêche, la saga noire de Zarqaoui et de la main d’Al-Qaïda en Irak sont devenues vérité établie. La fin justifie sans doute les moyens.
02 avril 2008
L'IRAN et l'offensive ratée de Maliki
Source : Le Monde / http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/04/02/l-iran-et-moqtada-al-sadr-renforces-apres-l-offensive-militaire-ratee-du-gouvernement-irakien_1029986_3218.html
Quelques jours après la cessation des combats entre le "gouvernement" et l'Armée du Madhi un article de Patrice Claude nous éclaire sur ce qui a mené au cessez-le-feu entre les deux parties.
C'est le gouvernement iranien qui est intervenu pour arriver à un accord et nullement les Américains plutôt surpris par l'impuissance de Maliki à atteindre ses objectifs miliraires.

Pendant que les hommes de Sadr résistaient assez bien aux soldats irakiens (qui refusaient parfois de tirer sur les Sadristes) le général Qassem Suleimani (chef des Pasdrans iraniens) négociait à Qom (en Iran) un accord entre les envoyés de Maliki et de Sadr.
C'est donc bien l'Iran qui a arbitré le jeu entre Maliki incapable de réussir son fait de guerre et les hommes de Sadr plus que jamais implantés dans leurs bastions dans le sud du pays.
Convaincu que leur "allié" Maliki avait perdu la partie les Américains ont demandé aux Britaniques de maintenir leurs hommes dans le secteur de Bassorah ce que Londres a accepté malgré une décision de retrait, c'est en effet le seul contingent occidental dans la région car les 160 000 soldats de Bush sont essentiellement dans les zones sunnites.
01 avril 2008
accalmie dans les combats inter-chiites
Sources : officielles.
Moktada al-Sadr a demandé le lundi 31 mars 2008 à ses combattants de "se retirer des rues".
Dans un message d'une grande fermeté le jeune leader politique a affirmé qu'il souhaitait la fin des violences pour éviter que le sang coule et a menacé ceux qui poursuivraient les violences d'exclusion. Les combats ont fait environ 400 morts depuis mardi dernier.

un véhicule blindé brûle à Bassorah (AFP/al-Sudani)
Assez vite il a été obéi par ses partisans qui ont quitté les rues des villes où ils subissaient les assauts des irakiens pro-américains soutenus par des hélicoptères des occupants.
Le "premier ministre" irakien a salué ce communiqué et réaffirmé que son opération ne visait pas le courant sadriste mais simplement les "gangs criminels" parfois composés d'anciens sadristes.
Localement il s'agit surtout de casser toute résistance aux autorités de Bagdad qui ne font pas l'unanimité parmi les Chiites irakiens. Bien des Irakiens (sunnites ou chiites) critiquent les liens entre les américains et les iraniens qui soutiennent Maliki et ses partisans.
L'Armée du Madhi mais aussi d'autres partis chiites indépendants des iraniens (comme le "parti de la Vertu) s'opposent les armes à la main dans les grandes villes du sud pour contrôler la contre-bande de pétrole mais aussi les chemins des pélerinages qui amènent des millions de personnes en Irak chaque année.
HAUSSE des violences en mars 2008
Source : officielles ; fiabilité : élevée

Les sources officielles irakiennes ont signalé que plus de 1 000 civils irakiens avaient été tués en mars 2008. Cela traduit une hausse de 50 % par rapport au mois précédent.
Cette situation aggravée par les combats de la fin du mois entre Chiites semble mettre fin à l'amélioration de la situation vantée par Bush depuis le début de l'année 2008.
Du côté des pertes miliraires les Américains ont perdu 37 soldats et les Britanniques 1 seul pour ce mois.
Le bilan des pertes miliraires occidentales est de 4320 soldats tués dont 4011 américains. Chiffres officiels qui est sous-estimé (par exemple les soldats qui meurent dans les hôpitaux en dehors de l'Irak ne sont pas comptés...)
